
Nunslaughter n’a pas rangé les armes.
Après près de quarante années de carrière, le groupe mené par Don of the Dead (chant, Nighnacht,Töndra), Tormentor (guitare, Mutated Sex Organ, Solipsist, BloodTusk), Wrath (batterie, Töndra, BloodTusk) et Malum (basse, Ancient VVisdom) signe chez BLKIIBLK Records pour la sortie de son sixième album, Satanic Chaos Legion.
On démarre au bruit des bottes sur Satanic Chaos Legions, un titre qui ne fera aucun compromis et proposera un Death Metal brut assez simple mais aux racines Old School accrocheuses qui feront remuer plus d’une tête en live et qui ne ralentit pas, mais le titre passe assez vite la main au Death/Grind de Jesus Fucking Dies. Là non plus, pas de quartier pour les américains, le groupe se concentre sur l’efficacité pure pour nous offrir un peu plus d’une minute de pure violence avant de laisser Unsacrament lui emboîter le pas en distillant une nouvelle dose d’agressivité toute aussi malsaine et impie. Rien de sorcier sur ce titre, mais l’enchaînement sur la rythmique saccadée est excellent, autorisant même quelques leads à placer une touche cinglante avant que Christian Ruse ne vienne placer sa rythmique épaisse et légèrement plus lente, mais clairement pas moins virulente. Nouvelle explosion agressive avec Die Your Own Death et ses patterns furieux joués à bonne allure, provoquant un torrent de blast sur la fin, puis Rotten Messiah enchaîne d’un seul coup avec ses influences Death/Thrash tranchantes qui sont parfaitement cohérentes avec le titre précédent. Le groupe ralentit le mouvement avec l’arrivée de Peukharist, titre étouffant qui démarre avec basse et batterie, puis qui place quelques parties vocales en arrière-plan avant de laisser la guitare compléter l’oppression pendant que le vocaliste rugit, plaçant des racines Sludge qui permettent de respirer comme on le peut tout en se faisant piétiner. Retour de la rapidité avec In the Flames of Inferno, et ses harmoniques lacérantes qui s’intègrent à merveille avec la base remuante, mais le final reste assez calme en comparaison avec Heavenless qui suit et qui – bien qu’assez lente – nous plonge immédiatement dans cette angoisse grâce aux cris en arrière-plan. Les musiciens accélèrent d’un coup avec Lucifer the Light, titre ravageur comme le groupe en a le secret et qui ne nous ménagera en aucun cas avant de passer la main à Cathedral of Stench, morceau qui comme son prédécesseur n’a pour but que de nous faire secouer le crâne frénétiquement tout en blasphémant avec le groupe à différentes allures. On profite volontiers du sample d’intro de Listen to the Lies pour souffler avant de se prendre la nouvelle vague de plein fouet, nous malmenant à toute vitesse jusqu’à ce que Infernal Reign ne prenne le relai avec une approche similaire, puis c’est sur The Spear of Satan que les riffs furieux prendront fin pour de bon, non sans nous avoir lacéré une dernière fois les tympans au rythme du Death Metal.
Bien que le groupe se soit fait assez discret dernièrement, Nunslaughter est plus que prêt pour un énième blasphème, vomissant sur Satanic Chaos Legion un Death Metal ouvertement impie et furieux. Une demie-heure de violence pure.
90/100