Review 3336 : Scordatura – Led into Oblivion

Nouvelle claque signée Scordatura !

Six ans après leur dernier opus, Daryl Boyce (chant, Party Cannon, ex-Repulsive Vision), Owen McKendrick (guitares), Tam Moran (batterie) et Liam McCafferty (basse, ex-Dominicide) signent chez Everlasting Spew Records pour dévoiler leur quatrième album, Led into Oblivion.

Doomed to Fate nous offre une introduction apocalyptique avant de nous jeter en pâture à Led into Oblivion, le très agressif titre éponyme qui frappe fort avec une touche Old School furieuse, mêlant des éléments Brutal Death avec une pointe de Thrash criard pendant que le vocaliste se déchaîne. Tout dans ce titre semble nous inciter à secouer le crâne alors que les musiciens frappent à bonne allure, puis c’est après un très court instant de flottement que Existential Termination vient déverser son torrent de riffs, reprenant le flambeau de son prédécesseur avec fougue. Blast et rythmique hargneuse s’enchaînent sous les hurlements tout comme sur Echoes of a Fractured Mind qui prend à son tour le relai et nous frappe avec la même énergie, ne nous laissant même pas respirer avant la toute dernière seconde, et enchaînant immédiatement avec Oppressed/Repressed, le morceau suivant. La rythmique effrénée sert parfaitement la déferlante que le groupe nourrit à grand coups de riffs épais, ralentissant tout de même pour devenir plus lourde, comme l’introduction d’A Manic Indoctrination qui lui emboîte le pas avec une approche plus lente mais toute aussi accrocheuse. On retrouve des touches macabres et inquiétantes pendant que le groupe nous piétine, puis un sample marquera la fin du morceau et le passage à Retali(h)ate qui accélère un peu tout en restant dans la violence pure, incluant même une touche de technicité entre deux parties plus simples mais efficaces. Le groupe n’hésite pas à s’aventurer vers le Slam Death et son groove accrocheur entraînant avant de frapper à pleine vitesse avec When the Red Moon Hangs Low, titre suivant où on retrouve cette allure sauvage mais maîtrisée pendant deux minutes trente, puis les musiciens enchaînent avec Maw of the Void qui se trouve être du même acabit et qui aura sur nous le même effet : celui de faire remuer notre nuque. Si le morceau ralentit un peu vers son centre, il ne manquera pas d’accélérer à nouveau pour rejoindre Begging to Die, ultime composition qui sans surprise va aussi nous matraquer et imposer son approche saccadée jusqu’au dernier moment, légèrement plus calme mais pas moins violent !

Scordatura n’a pas une minute à perdre sur Led into Oblivion ! Le groupe va aligner une intro et neuf titres en moins d’une demie-heure, et même si je serais totalement incapable de dire combien de notes ont été jouées, le moins que l’on puisse dire, c’est que la hargne est palpable !

85/100

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