Review 3355 : The Hu – HUN

The Hu rendent hommage à leurs ancêtres.

Formé il y a dix ans à Oulan-Bator par les vocalistes et instrumentistes traditionnels Galbadrakh « Gala » Tsendbaatar, Nyamjantsan « Jaya » Galsanjamts, Enkhsaikhan « Enkush » Batjargal et Temuulen « Temka » Naranbaatar, le groupe sort en 2026 avec l’appui de Better Noise Music son quatrième album, HUN.

Les quatre musiciens sont accompagnés sur scène par Unumunkh « Ono » Maralkhuu, Jambaldorj « Jamba » Ayush, Odbayar « Odko » Gantumur et Nyamdavaa « Davaa » Byambaa, qui s’occupent des instruments plus orientés Metal.

Si vous connaissez déjà The Hu, vous savez quoi attendre de ce nouvel album qui mêle les habituels tovshuurs, morin khuur, tumur khuur, tsuur et chant guttural traditionnel mongol avec des éléments bien plus Rock/Metal traditionnels, que ce soit la rythmique simple mais accrocheuse ou même les parties vocales accrocheuses comme on les retrouve immédiatement sur Warrior Chant, premier titre qui se renforce sensiblement pour atteindre un point d’orgue imposant. Le groupe s’offre une nouvelle collaboration, cette fois-ci avec NOTHING MORE sur Lost Soul, titre très énergique où le duo vocal avec Jonny Hawkins fera sans aucun doute des émules, adoptant une approche plus occidentale, mais le groupe revient vite à la mélancolie avec The Men, titre mid-tempo mais toujours entraînant dont l’intensité croît doucement avant de s’enflammer sur le solo. Le final est assez fédérateur, puis le son redevient assez calme et mystérieux sur Echoes of My Father, le morceau suivant qui va lui aussi transporter notre esprit à travers les steppes pendant que les vocalistes nous content leur histoire sous forme d’une longue balade avant d’enchaîner sur Shadow, titre groovy qui renoue avec la saturation lourde. Le morceau reste énergique et dansant en quasi-permanence, assurant le groupe d’un retour positif s’ils le jouent en live, alors que Horsemen nous propose une intro presque angoissante avant de revenir à des riffs énergiques et saccadés tels une chevauchée furieuse avant un final en apothéose digne d’un concert. On passe ensuite à Greed, morceau nettement plus calme où une voix plaintive répond à une plus puissante sur une instrumentale entêtante, qui adopte parfois des parties saturées efficaces, puis à The Real You qui va accélérer d’un seul coup, et utiliser les sonorités folkloriques dissonantes pour apporter une touche de noirceur à une rythmique ravageuse. Les inspirations de ce morceau se trouvent dans aucun doute dans le Thrash, mais les leads lui donnent une saveur bien différente avant de revenir à un rythme plus accessible sur Grey Hun, morceau qui s’assombrit avec l’arrivée des voix, tout en restant assez sautillant et festif, comme à leur habitude. Retour à la douceur sur Universe (Long) et ses tonalités presque Prog qui montent en intensité tout en ajoutant ses touches Mongoles enivrantes et nous permettent de savourer le voyage de plus de huit minutes avant de déboucher sur Second Face, dernier titre beaucoup plus court qui revient à un mélange plus énergique qui joue sur une dualité vocale intrigante et accrocheuse, proposant la vivacité du Folk pour clore l’album.

Avec HUN, The Hu nous propose une nouvelle incursion dans leur monde, nous contant une fois de plus des histoires pour la plupart inconnues et qui sont mises en musique par des musiciens soucieux de leurs traditions. L’alliance est toujours aussi efficace.

75/100

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