Review 3363 : Caelestia – Revelations In Black

Nous célébrons le retour de Caelestia.

Formé en Grèce, le groupe a connu un temps de flottement avant de revenir en 2024 avec un EP. Désormais signés chez Eclipse Records, Lordwinter (chant, ex-Nordor), Vassilis Thomas (guitare), Stelios « SD » Tragos (basse) et Marc Reign (batterie, ex-Destruction, ex-Morgoth) annoncent la sortie de leur troisième album, Revelations In Black.

L’album débute avec la courte et mélodieuse introduction nommée La Morte Amoureuse qui nous laisse lentement plonger dans une mélancolie enivrante avant d’accélérer sensiblement le pas pour Buried, composition agressive et relativement travaillée qui emprunte à la fois au Death Technique qu’à un mix moderne et imposant. L’arrivée des rugissements assombrit aisément l’atmosphère tout en conservant ce groove massif jusqu’au final, sombrant finalement dans le Prog avec Jutland qui lui emboîte le pas et qui conserve la complexité mais en y intégrant une touche dissonante enivrante. Le morceau est finalement assez majestueux, à l’inverse de Wolves qui est bien plus saccadé et agressif mais largement propice au headbang pendant que les musiciens proposent un son très fédérateur, et bien que le morceau passe un peu trop vite à mon goût, il est l’un des plus appréciables. Nous profitons d’une pause avec The Slopes of Tenmokuzan qui place une introduction acoustique avant de partir sur une base de Death Mélodique efficace et bien plus agressive que le groupe n’hésite pas à développer sur toute la longueur du morceau en accentuant les changements de rythme. On enchaîne avec Fall of the Demon King, morceau assez direct qui propose des patterns plus furieux et rapides qu’à l’accoutumée tout en révélant des touches Black/Death assez ténébreuses mais aussi une vivacité accrue par rapport aux autres morceaux, à l’inverse de Five Unicorns and A Pearl, interlude épique qui nous permet de respirer un petit moment en compagnie de samples. Une fois le calme passé, c’est avec le morceau éponyme Revelations In Black que le groupe frappe à bonne allure, renouant avec l’allure effrénée et les influences malsaines pour renforcer sa puissance brute avant de revenir aux changements de rythme, plaçant également un solo perturbant avant la fin de l’assaut. On enchaîne avec le vif Reflection of the Beast, titre lui aussi assez simple mais qui profite des accélérations contrôlées pour séduire, mais gérant à merveille son rythme dévastateur avant de passer à Dead Eternal, le dernier morceau de l’album qui va rassembler tout ce que le groupe a de plus brutal à offrir avec un refrain relativement simple, mais qui fonctionne lui aussi très bien.

C’est avec un ressenti étrange que je peux affirmer que Revelations in Black est à la fois facile et difficile d’accès, mêlant habilement mix moderne et touches Black/Death complexes. Caelestia a frappé fort pour son retour.

85/100

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