
Pas de quartier pour Temple of Dread !
Deux ans après avoir débuté les live et sorti leur précédent album, Markus Bünnemeyer (guitare/basse, Thrashhammer), Jörg Uken (batterie, Adversvm, ex-Nightfall…) et Jens Finger (chant, Slaughterday, ex-Obscenity), désormais accompagnés par Andi Bauer (basse, Unchained Horizon) et Daniel Maurer (guitare, ex-Decaying Days, ex-Neorite) annoncent la sortie de leur sixième album, Dreadspawn Dominion, toujours chez Testimony Records.
Wings of Immortality s’annonce comme l’un des derniers moments de quiétude bien qu’un peu inquiétant, mais cette introduction acoustique prend peu à peu de l’ampleur avant de laisser place à l’éponyme Dreadspawn Dominion qui nous prend par surprise et nous fonce dessus à bonne allure, retrouvant immédiatement l’énergie du Death Metal furieux et agressif à souhaits. Les touches Old School sont parfaitement exploitées pour ne laisser aucun temps mort, alors que Born to Rot propose une approche d’abord plus lente et groovy mais qui ne manquera pas de s’enflammer pour revenir à un son rapide et à ce blast ravageur sur lequel riffs et grognements se posent naturellement. Le solo finira par faire revenir l’allure de départ avant une nouvelle explosion, puis Hybrid Horde Eternal repart sur les chapeaux de roues pour placer des harmoniques aériennes et perçantes, mais on retrouvera l’un des passages les plus pesants empruntés au Death/Doom avant que les leads ne relancent la machine. Le morceau nous roule consciencieusement dessus mais finira par faire place à Death March et sa pointe de mélancolie avant que les riffs ne deviennent naturellement accrocheurs, alternant savamment entre les deux atmosphères pendant que le vocaliste éructe, puis Blood Pyre s’autorise quelques racines Death/Thrash pour renforcer le côté dynamique de sa rythmique, tout en jouant beaucoup avec les leads. On enchaîne avec Scorched by Cosmic Fire qui nous accorde un temps de répit sur son introduction, puis qui se montre naturellement imposante, mais aussi étouffante par moments alors que d’autres sont une fois de plus effrénés tout comme sur Rites of Blasphemy qui prend la suite et revient à l’approche Old School sauvage quasi-permanente pour frapper efficacement, mais le titre passe assez vite à Artisan of Oblivion, où le son est assez similaire, profitant de quelques passages inquiétants pour densifier et diversifier son assaut. Le morceau reste assez long mais n’en souffre pas, tout comme Infernal Eternity qui vient refermer l’album et s’oriente vers des tonalités lourdes, mais aussi des de nombreuses harmoniques, d’abord stridentes et dissonantes puis finalement bien plus harmonieuses qui appelleront même un final assez grandiose.
Une fois encore, Temple of Dread n’a pas déçu ! Si le groupe s’autorise toujours quelques petites expérimentations tout en restant attaché à sa base Death Metal, on pourrait presque regretter que Dreadspawn Dominion n’aille pas plus loin ! Quoi qu’il en soit, l’album fera remuer le crâne.
95/100