
The Salt Pale Collective est de retour.
Trois années ont passé depuis leur premier album, et malgré un court split avec …Has No Tongue, le groupe est resté relativement silencieux. L’heure a sonné pour Dave (guitare/basse/chant/batterie, The Sun Explodes), Alex (chant/guitare, The Sun Explodes) et Dan (claviers/sound design/samples/chant) de revenir avec leur deuxième album, And God Said Nothing.
Nous découvrons d’abord Raised Aloft upon the Horns of the Celestial Bull dans la douceur, avec un souffle puis des choeurs en arrière-plan, et l’atmosphère calme devient de plus en plus pesante au fur et à mesure que la voix prend place dans cet univers cotonneux, mais la saturation viendra enflammer le mélange après la moitié, faisant également revenir les vociférations habituelles. Les racines Post massives s’expriment pleinement dans ces riffs saccadés, mais …and God Said Nothing ne tarde pas à prendre sa place, imposant un son majestueux mais agressif, jouant entre ses différentes parties vocales pour nous captiver et rendre créer une diversité addictive avant de passer à une approche plus brute sur Our Pale Madonna. On notera un travail intéressant sur les ajouts électroniques qui donnent une autre saveur au morceau, le rendant une fois de plus assez diversifié comme le contraste qui peut être établi entre le début agressif et le break aérien qui sépare le titre en trois morceaux, alors que le dernier passage est lui aussi écrasant. Litany for a Dying Son prend alors le relais avec un son assez travaillé, à la limite de la complexité autant dans ses patterns progressifs que dans les riffs dissonants qui encadrent les moments mystiques, mais Ahoy! The Black Caskets viendra troubler cet équilibre avec une introduction pesante suivie d’un son tout aussi pesant mais encore plus imposant qui flirte aisément avec le Gothic/Doom. Le piano vient renforcer cette sensation, mais il signe la fin du titre et l’arrivée de The Stars Fade and Reel in Confusion, dernier titre qui bien qu’il n’est pas le plus long, est celui qui incarne à le mieux la diversité que le groupe peut développer tout en la laissant cohabiter, comme lors des passages où les deux voix se mêlent.
Il est toujours complexe d’appréhender un album de The Salt Pale Collective tant sa musique est réfléchie, complexe et variée, mais And God Said Nothing me fait une fois de plus penser que j’ai eu raison de tenter l’aventure. Les amateurs de lourdeur seront aux anges.
85/100