
Nouvelle aventure pour Untitled With Drums.
Suite à leur signature avec le label Season of Mist, Martin Le Borgne (basse/chant) Lucas Delay (guitare), Nicolas Zalachas (claviers) et Rémy D. Perrin (batterie) – aidés par Etienne Marchal pour les guitares – révèlent leur deuxième album, Made Flesh.
Le groupe attaque fort avec Above My Head, premier titre déjà assez pesant au niveau instrumental, mais qui va s’apaiser pour accueillir les premières touches de chant, créant une dualité intéressante prête à voler en éclat pour retrouver sa saturation avant qu’elle ne décide de déteindre définitivement sur l’ensemble. Le son se coupe d’un seul coup pour faire place à Shame et à ses sursauts entêtants mais dissonants au sein desquels le vocaliste se déchaîne, n’hésitant pas à proposer une approche encore plus viscérale pour rendre le morceau saisissant alors que Matter va développer des éléments bien plus vaporeux et progressifs. On retrouve toutefois la puissance du Post-Hardcore dans les envolées, mais là encore le morceau est court, et c’est avec Gray que nous poursuivons tout en rencontrant des sons mystérieux avant d’espérer nous faire emporter par la saturation salvatrice où le groupe se déchaîne un peu plus. Space nous offre un moment de quiétude assez minimaliste mais savoureux qui bien entendu ne durera pas vraiment sur l’intégralité du titre, laissant le groupe revenir à ses sursauts d’énergie brute, mais le final redescend lentement jusqu’à Change for You où l’introduction prend également son temps pour lancer véritablement la machine. Une fois celle-ci bien en place, son rythme nous berce un moment, puis fait place à la courte et abrasive Oblivious qui retrouve une vivacité accrocheuse qui trouvera son public lors des concerts si la fosse est intéressée pour remuer, mais aussi pour simplement profiter du break plus doux. Retour des vagues de violence pour Parasitic, mais aussi des tonalités plus criardes qui viendront nous déranger par moments, mais nous retrouverons la douceur dès que Been So High débutera, s’inscrivant comme une sorte de balade aux moments énergiques pour contrebalancer le calme. La touche Rock disparaît sur l’ultime morceau, Cry, qui s’approche plus des éléments Post et Shoegaze pour nous emporter vers les derniers instants de ce chapitre du quatuor dans une mélancolie palpable.
Untitled With Drums apporte un vent de fraîcheur à la scène avec Made Flesh, toujours guidé par un mélange de genres saturés intéressants. Si certains titres peuvent vous sembler assez doux, attendez que les amplis parlent à nouveau pour comprendre.
80/100