
Eh bien mes aïeux, nous y sommes ! Après un long chemin, le Motocultor Open Air Festival 2026 nous tend les bras !
“Pas folle la guêpe”, je suis arrivé la veille avec les copains de Chairyoursound, et notre hébergement est vraiment idéal. Bracelet okay (récupéré en un temps record), pass photo okay, bonjour aux potes okay, nous y voici !
Ma journée commence donc véritablement en accompagnant ma collègue et amie, allant poser quelques questions à Mercedes Lander, batteuse de Kittie.
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Premier concert de la journée, les américains d’Unearth, qui vont rapidement nous montrer de quel bois ils se chauffent avec un Metalcore agressif, accrocheur, et surtout parfait pour nous mettre en jambe ! Trevor Phipps (chant) est parfaitement en voix, et même si j’avoue honteusement n’écouter le groupe que lorsque j’ai l’occasion de les voir en live, les riffs filent et me rappellent à quel point le groupe est efficace sur scène, emportant sans mal une bonne partie du public dans son univers. On notera quelques interventions entre les morceaux, comme ce “Merci, you stayed in the fucking heath with us” qui nous rappelle que la canicule n’est pas si loin, mais le groupe nous la fait oublier à grands coups de titres bien ficelés.
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Le cerveau est dans le sac, je suis prêt pour 200 Stab Wounds ! Bien que surpris de voir que tous les membres sont entièrement vêtus (et non, la veste ouverte du guitariste Raymond Macdonald ne compte pas), leurs riffs d’hommes des cavernes aura toujours ce petit charme à mes yeux et à mes oreilles, et ma nuque remue toute seule. Le titre d’intro est encore relativement intelligent par rapport au reste du set, à peine interrompu par de rares contrôles d’accordage ainsi que quelques “Make some noise for yourself” ou “Turn in a circle now!” signés Steve Buhl (guitare/chant), et la poussière s’élève rapidement sur la plaine de Kerampuilh, qui verra ses spectateurs s’exécuter avec joie. Attention toutefois à rebrancher ses neurones une fois hors de portée.
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La fosse est déjà en place lorsque la meute de Wolfheart monte sur scène, avec toutefois un léger changement : bien habitué des finlandais (ce show sera d’ailleurs le 10e que je vois), seule la setlist change légèrement, menée par les interventions de Vagelis (guitare) et du bassiste remplaçant, mais aussi par celles de Tuomas (chant/guitare) qui déclare “Good evening France, we are a Winter Metal band, and I never felt more out of place, if I ever die here please feast on my corpse. La pointe d’humour noir combiné à leurs titres qui hantent mes playlists depuis des années fait mouche, et là encore, ma tête bouge toute seule pendant que les guitares hurlent sous les rugissements, et je suis une fois de plus captivé par leur Death Metal Mélodique glacial. Pas de doute, une fois la machine lancée, rien ne peut plus l’arrêter, et le groupe remporte aisément les faveurs de son public.
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Nouvelle dépose d’encéphale avant de rejoindre le pit photo de Sanguisugabogg qui s’élance à pleine balle sur la Supositor, scène de toutes les violences, et malgré un sample Hip-Hop pour débuter le show, c’est bel et bien dans le Death Metal que le groupe va imposer ses sonorités ultra-lourdes et elles aussi assez bas du front ! On se fait gaiement rouler dessus titre après titre, motivés par Devin Swank (chant) qui ne cesse de placer des “you guys need to move, please circle pit and slam”, “jump” ou encore “if you see someone standing, move!” pour inciter à plus de violence. Côté setlist, il n’y aura aucun temps mort, et malgré l’arrivée de quelques ballons gonflables, le show prend des allures de joyeux charnier que la fosse ne cesse d’alimenter, en particulier lors du doublé final lancé par un “this song is about being dragged by a truck” : Dragged by a Truck et Dead As Shit. Une pure réussite !
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Le cerveau est de retour en place pour le Nu Metal de Kittie, formation visiblement très attendue par un public compact, et malgré un léger retard, qui leur pardonnera aisément en chantant leurs morceaux avec elles. Vous l’aurez compris, le style des canadiennes est loin d’être mon favori, mais je me surprends à apprécier l’énergie qu’elles n’ont visiblement pas perdu depuis la fin des années 90, à leur création, et il me semble même reconnaître quelques morceaux ! On notera cependant que les morceaux sont principalement enchaînés et même si j’aurais apprécié quelques mots supplémentaires de la part de Morgan Lander (guitare/chant), le show passe très bien, et il a visiblement marqué les esprits avec des titres fédérateurs pour toute une époque.
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Retour à mes riffs de prédilection avec un Bloodbath assez sobre qui va se produire en quatuor cette fois-ci, et malgré l’absence de costumes et de sang, le Death Metal Suédois mené par la fameuse HM-2 (la “tronçonneuse”, pour les connaisseurs), le show est un véritable régal ! Même Nick Holmes (chant) lâche parfois son pied de micro pour s’avancer vers les premiers rangs, présentant rapidement les titres entre deux remerciements, et l’heure de show qui leur est attribuée s’écoule comme une rivière de sang dans les veines d’un cadavre pendu. Les deux premiers albums Nightmares Made Flesh et Resurrection Through Carnage sont mis à l’honneur, occupant plus de la moitié de la setlist, et il me semble même avoir perdu un bout de poumon sur Eaten, le meilleur titre de leur discographie qui refermera le concert tant il était appréciable !
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Nouveau détour par l’inconnu, c’est avec le très attendu et visiblement ultra-connu groupe de Metal Alternatif Godsmack que la journée continue. Si pour ma part, je serais incapable de citer ne serais-ce qu’un seul titre qui a fait sa réputation, ce n’est pas le cas d’un public très serré qui n’attendu qu’un seul mot ou mouvement de la part de Sully Erna (chant/guitare) pour hurler, réagissant au quart de tour. Les titres s’enchaînent sans un mot, le vocaliste prenant sans doute le temps de régler son étrange vocodeur qui me fera m’éloigner sans demander mon reste, mais je constate de loin que la foule reste toujours aussi conséquente… Peut-être suis-je passé à côté de quelque chose, mais vous ne me ferez pas changer d’avis cette fois-ci…
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Premier show sous tente cette année avec les Belges d’Amenra que j’ai certes déjà vu il y a deux mois, et qui me fait d’abord me demander : mais que fait Colin H. van Eeckhout (chant) avec ce drap sur le crâne…? Peu importe, car si le groupe est connu pour son jeu de scène assez minimaliste (le vocaliste restant principalement dos à nous), c’est bel et bien le son saisissant qui nous fait toujours revenir, et les riffs vont là aussi nous emporter avec une facilité déconcertante, qu’ils soient complétés par le chant clair ou saturé. La setlist a légèrement changé, mais je retrouve mes favorites A Solitary Reign et Razoreater malgré une absence de lumières encore plus manifeste qu’en salle, et même si le mix laisse parfois à désirer, nous amputant d’une partie des harmoniques, difficile de ne pas aimer ce que j’entends.
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Nouvelle découverte tardive pour moi, car si Primus est visiblement mondialement connu, ils sont pour moi “ceux qui ont fait le générique de South Park”, et vu ce que j’entends en prenant mes photos du trio Les Claypool (basse/chant), Larry « Ler » LaLonde (guitare/choeurs) et de leur batteur… je comprends pourquoi je n’ai jamais vraiment cherché à écouter. Le son est étrange au possible, empruntant ses influences un peu partout à la fois mais surtout dans le Rock Progressif dissonant et convoluté, rendant les titres aussi bizarres qu’intéressants… mais surtout bizarres. Le seul moment où je retrouve mes petits est le moment où Mark Osegueda (Death Angel) les rejoindra pour une interprétation en bonne et due forme d’Holy Diver, dédiée au regretté Dio ! Mais là encore, c’est probablement dû au fait que je ne suis pas ouvert d’esprit, vu les retours que m’en font certains collègues, fans absolus des américains après avoir ironiquement scandé “Primus sucks” entre les morceaux (ce qui semble être un gimmick apprécié par les musiciens).
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La journée s’achève avec Oomph!, et la tente est déjà transformée en discothèque géante alors que le groupe n’est même pas encore rentré, ce n’est pas l’heure tardive qui va faire redescendre la pression ! Aux guitares, Crap et Flux ne se refusent aucune excentricité pendant que Der Schulz (chant) motive la foule, lâchant son meilleur français pour quelques merci avant de repasser à l’anglais, nous demandant “Are you good? Are you really good?” ou “raise your fists in the air!” pour l’accompagner sur des refrains motivants. L’Industrial est l’un des styles les plus efficaces en festival, et les allemands vont largement nous le prouver en fédérant son public, n’ayant besoin que de quelques mots pour que toute l’assemblée lui mange dans la main, et il semblerait que les trois années d’absence de la formation dans notre pays se soit fait sentir. Ce show est le premier que je vois d’eux depuis leur changement de vocaliste, mais il me fait dire que le prochain qui arrive est plus que prometteur !
La première journée s’achève, et même si la présence du Death Metal sous toutes ses formes m’ait ravi, je reste un peu dubitatif concernant les autres styles, qui m’ont de manière très personnelle largement moins plu tout en convainquant le reste de l’assemblée. Le repos est de mise, et Morphée m’attend !