Review 3389 : Nekrodawn – Covenant of Carnage

Pas de quartier pour Nekrodawn.

Avec ce deuxième album, intitulé Covenant of Carnage, Jonas Kjellgren (guitare/chant, Ironmaster, Raubtier, ex-Centinex, ex-Scar Symmetry), Johan Jansson (basse, Interment, ex-Centinex, ex-Demonical), Henrik Axelsson (batterie, Implode, Hypocrisy, ex-The Crown) et Mika Lagrén (guitare, Graveyard After Graveyard, ex-Facebreaker, ex-Grave) intègrent le roster de War Anthem Records.

Le groupe est intransigeant dès son premier morceau, Neath Skies of Iron, le son est dévastateur, les hurlements furieux fusent, et l’allure effrénée fait plus que nous encourager à remuer le crâne avant de subir les leads chaotiques, seules choses qui émergent de ce bloc de violence inarrêtable. Impossible de ne pas grimacer quand la rythmique nous explose au visage, passant assez vite le relai au la plus théâtral Massacre Eternal, morceau un peu plus lent mais également plus lourd ou les patterns saccadés règnent et dictent une approche propice au headbang. Retour de la vitesse pour le titre éponyme Covenant of Carnage qui porte définitivement son nom à merveille, alliant la touche Old School malsaine et un son massif, mais nous autorisant tout de même quelques moments de relâche où le son est plus dissonant, puis on passe à Liberty’s Pyre qui reprend sensiblement les mêmes éléments pour assurer une rage continue qui plaira sans aucun doute aux fans de Death Metal travaillé. Les harmoniques constituent notre seule échappatoire au carnage entre deux vagues de violence avant de s’enflammer à nouveau avec Feeding the Greed Machine qui reprend là où son prédécesseur s’était arrêté et nous déverse ses riffs abrasifs à bonne allure pendant que notre nuque remue une fois de plus et que notre poing se lève de lui-même sur les refrains. On soupçonnerait presque des influences Black sur Crowned Devourer et son atmosphère oppressante au possible qui s’autorise quelques accélérations de temps à autre, puis Condemned to Existence revient à la brutalité pure, laissant tout de même quelques palm-mute nous fracasser le dos en assurant une nouvelle fois une lourdeur pachydermique. Claws of Pestilence enchaîne avec une intro intrigante mais relativement calme qui nous laisse un court répit avant que la tempête ne reprenne de plus belle, puis c’est avec Incarnate Doom que le quatuor charge à nouveau, plaçant cette fois-ci des mélodies orientées Heavy sur une base accrocheuse, rendant le titre curieusement accessible. Les hurlements sont toujours en place, tout comme sur Thy Spineless qui démarre assez lentement avec un solo torturé, puis qui repart à bonne allure proposer son riffing furieux qui s’emballe de plus en plus avant d’exploser sur Drones of Deceit, une minute de pure violence infusée au Death/Grind, puis vient enfin Desolation Reigns, l’ultime morceau qui referme l’album avec une touche mélodieuse, mais toujours ces sonorités pesantes et parfois malsaines.

Le line-up de Nekrodawn laisse rêveur, et le groupe confirme avec Covenant of Carnage que son Death Metal est de top qualité ! Riff après riff, les quatre musiciens vont nous convaincre de leur efficacité, mais surtout nous donner envie de les voir en live !

90/100

English version?

Laisser un commentaireAnnuler la réponse.