
Deuxième jour du Motocultor Open Air Festival 2026, et mon corps semble tenir le coup !
Aujourd’hui, pas de repos pour les braves, nous nous élançons dès l’ouverture avec la fière intention d’en découdre !
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C’est donc dans la modernité que je découvre le “Newcore” des Belges d’Ice Sealed Eyes, et le moins que l’on puisse dire… c’est que j’y suis imperméable. La production est bien trop moderne pour moi, et même si on voit que les musiciens sont à fond, n’hésitant pas à tabasser leurs instruments entre deux passages plus sombres et aériens, les cordes à vide reprennent toujours. Noé Peigneur (chant) partagera la place centrale avec son collègue James sur le deuxième morceau, et malgré l’intérêt certain pour la tenue du guitariste, je ne me ferai pas prier pour prendre mes jambes à mon cou pendant que la fosse vit sa meilleure vie !
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J’enchaîne avec un son plus connu et bien plus parlant à mes oreilles, les italiens de Guineapig que je suis plus qu’heureux d’enfin pouvoir écouter sur autre chose que les plateformes de streaming ! Le son est gras au possible, et l’alternance des vociférations de Fra (guitare/chant) et Alessio (basse/chant) rend le mélange encore plus violent, malgré les courtes pauses entre les titres, généralement occupées par quelques remerciements, mais aussi un “Putain de merde” de la part du bassiste qui aura surpris tout le monde. Mais retour aux choses sérieuses, les morceaux frappent fort, le set est rythmé, et les incitations à remuer sont effectuées dans la plus pure tradition du Goregrind : dans la violence, le groove et surtout une organisation décadente mais pleine de bonne humeur ! Un parfait digestif.
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Passage par la Bruce Dickinscène pour les danois de Vansind qui mélangent Folk grâce à la voix enchanteresse de Line Burglin ainsi qu’aux instruments de Rikke Klint Johansen, ainsi qu’un Death Mélodique plus violent mené par les rugissements de J. Asgaard et des autres musiciens. On sent aisément aux sourires et à la complicité évidente des musiciens qu’ils sont heureux d’être à la fois sur scène ensemble, mais aussi de retour en France (leur premier passage était il y a deux ans, au Cernunnos Pagan Fest), et le public le leur rend bien, au point que toute la tente va s’exécuter lorsque le meneur lâche “we want to see your horns, join us!” en plein morceau. Un bon moment avec un groupe qui mérite de revenir plus souvent.
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On continue avec Urne, groupe anglais pas si rare que ça, mais que je ne cessais de manquer malgré la qualité de leurs albums, et qui va venir frapper la Massey Ferguscène avec des riffs monolithiques entre Sludge et Metalcore. Si le mélange peut paraître étrange, pour ma part je suis totalement conquis par ce son à la fois abrasif et planant assez unique que les musiciens maîtrisent à la perfection, ajoutant parfois même une pointe de Stoner entraînant pour rendre le tout un poil plus groovy. La tente est également très réceptive, et n’hésite pas à le faire savoir lorsque Joe Nally (basse/chant) meuble un break calme avec un “Are you with us? Come on!” qui rencontrera un franc succès, et j’espère grandement que ce concert marquera tous les présents, contribuant à la montée de leur notoriété !
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Retour au soleil pour le show d’Hellripper, qu’ironiquement je ne cessais également de manquer, mais qui m’avait fait forte impression avec son dernier album. Les musiciens ne s’embarassent d’aucune fioriture, suivant le meneur James McBain (guitare/chant) qui harangue à vau-l’eau alors que son show avance au même rythme que ses riffs : à toute allure, quoi qu’il se passe. Le pit se forme naturellement, et les musiciens qui semblent nés pour nous faire remuer n’en sont que plus heureux, alignant chaque note avec précision, mais aussi avec ce mix si sale et malsain que l’on connaît du Black/Thrash. Le vocaliste nous remercie de notre implication, et nous demandera même “use your best King Diamond voice” avant de lui-même se lancer dans une envolée perçante comme peu en sont capables (si ce n’est le vocaliste évoqué) avant de reprendre ses grognements. A revoir sans aucun doute en salle !
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Court détour par la Supositor où le duo suisse Bolzer est déjà à l’œuvre, et bien que cela ne fasse que quelques temps que le groupe se soit arrêté par chez nous, sa fanbase est toujours aussi fédérée par son mélange occulte. Le son est planant et même si le groupe reste assez statique, cet immobilisme participe à l’atmosphère ritualistique, mêlant une bonne touche de dissonance avec la noirceur caractéristique de la guitare dix cordes de KzR, qui assure chant clair et saturé. On regrettera tout de même le soleil qui frappe et nous sort par moments de la cérémonie, mais je reste très content des quelques minutes que j’ai entendu.
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Pas de temps à perdre, je cours voir Iotunn qui officie sous la Massey, proposant déjà son Metal Progressif teinté de Death Mélodique et de Power Metal, mais qui a visiblement le vent en poupe, la preuve avec l’audience déjà captivée alors qu’il s’est à peine écoulé une quinzaine de minutes depuis le début de leur show. Le sceptre-micro lumineux de Jón Aldará (chant) est malheureusement déjà parti, mais son costume et les lumières environnantes sont bel et bien présents, et bien que je sais déjà que le combo danois est rodé à l’exercice, je suis heureux d’enfin voir le vocaliste sur scène avec ses camarades (lors de leur dernière tournée, il avait dû être remplacé). Là encore, je pense qu’un set plus long et en salle serait plus adapté à leur son, mais je ne me plaindrai pas !
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Je me rends au pas de course sur la Dave Mustage pour enfin découvrir l’une des formations les plus en vogue du moment, Revnoir et leur Metal Moderne/Metalcore/appelez ça comme vous voulez qui met le feu aux planches et assure à ses fans un excellent moment. Pour ma part, et comme le premier groupe de la scène… la mayonnaise ne prend pas, même si je reconnais que Maxime Rodriguez-Medallo (chant) ne se prive pas pour profiter de tout son espace de jeu et demander avec énergie aux présents “j’veux voir une putain de fosse en deux”, chose qui sera faite en quelques instants. Je ne vous cache pas que je ne ferai là non plus pas de vieux os.
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Alors que sur la Bruce Dickinscène, c’est le rituel païen de Hrafngrimr qui est déjà en cours, et bien que mon accointance avec la scène Folk soit assez limitée, je me prends un peu plus au jeu, suivant Mattjö Haussy (chant) et ses camarades dans leur voyage initiatique. On note que son “Enfants de Midgard, êtes vous prêts à voyager entre les neuf mondes avec nous ?” rencontre une véritable montée de ferveur, et que le groupe aurait sans aucun doute pu passer sur l’une des scène open air tant le monde afflue. Côté son, on se rend bien compte que même si tous les membres se donnent à fond, les voix prennent parfois le dessus sur l’instrumentale, mais le mix sera bien plus efficace vers la fin du set.
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Eux aussi, je les ai au moins cent fois loupés, et pas que parce que je n’étais pas né à leur création, mais la légende du Thrash Technique/Progressif Suisse Coroner a réussi à attirer mon attention avec son dernier album Dissonance Theory sorti l’an dernier. Le tonitruant “Bonsoir mes amis, nous sommes de retour !” de la part de Ron Royce (basse/chant) ne passe pas inaperçu, mais leurs riffs reprennent vite le dessus, suscitant l’admiration des plus aguerris comme l’étonnement des curieux qui découvrent leur dissonance, leurs patterns inattendus et surtout leur énergie. Il est assez simple de discerner les titres du dernier album des autres, et les parties purement Thrash sont violentes à souhaits, le groupe n’hésite pas à mêler plusieurs périodes pour nous garder en haleine tout en enchaînant les morceaux. Les fans en ont eu pour leur argent !
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L’atmosphère change du tout au tout avec Lord of the Lost qui ne trahira pas sa réputation, et bien que de récents changements de lineup aient affecté les allemands, leur énergie, elle, n’a pas bougé d’un pouce ! Chris “The Lord” Harms (chant) reste toujours aussi remuant, n’hésitant pas à arpenter la scène alors que ses camarades se mettent en avant, et les titres sont eux aussi très appréciés, tout comme ses différentes demandes. Le groupe reste dans un univers Industrial/Gothique assez visuel, et même si certains moments sont habités de hurlements puissants, l’esprit reste bon enfant, même dans le circle pit fédérateur qu’il lance facilement. Pour la setlist, j’ai pu perdre un autre bout de poumon sur Loreley, je n’en demandais pas plus, même si le rythme est vraiment bien géré.
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Retour sur mon amour de toujours, le Death Suédois avec les vikings conquérants d’Unleashed qui frappent très fort dès leur premier riff, et malgré son imposante discographie, la bande de Johnny Hedlund (basse/chant) ne s’éparpille pas tant, offrant sans mal de leur dernier né Fire upon Your Lands que des opus plus vieux. Le vocaliste n’aurait presque même pas eu besoin de demander “we want to see some headbanging” après avoir souri sur un “it’s so good to be back in France” qu’on l’aurait fait quand même tant tout sur ce show était aux petits oignons, des rythmiques féroces aux rugissements furieux ! J’ai même ouï-dire que certains non-initiés au style ont été conquis, c’est dire !
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Le virage musical est total avec mon retour sous la Bruce Dickinscène alors que Visions of Atlantis vient tout juste de monter sur scène, et le moins que l’on puisse dire, c’est que les pirates ont le vent en poupe tant il y a de monde pour les acclamer ! Nous sommes aussi beaucoup de photographes à souhaiter profiter de leurs costumes, mais surtout de leur jeu de scène au double chant accrocheur, Clémentine Delauney et Michele Guaitoli se donnant naturellement la réplique. C’est évidemment la française de nous rappeler que ce show est leur premier au Motocultor, mais son homologue n’est pas en reste, et nous remerciera allègrement entre deux morceaux, laissant les musiciens repartir à fond pour nous jouer leurs riffs, qui deviennent de plus en plus orientés Folk. Leur prochaine tournée sera sans aucun doute une réussite… du moins si les lumières sont plus simples d’approche.
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Retour à la noirceur avec un show d’Emperor assez dantesque, comme à leur habitude, et qui pourrait certes manquer d’originalité si on les a déjà vus, mais qui pour ma part reste aussi imposant qu’à l’accoutumée, enchaînant les morceaux avant qu’Ihsahn (guitare/chant) ne se décide à lâcher un “Thank you for being here”, ou à présenter ses camarades. Il est vrai que la setlist diffère assez peu du show du Hellfest il y a deux ans, mais ce que l’on demande à la légende, c’est de nous offrir ses meilleurs titres et ses raretés, et c’est très exactement ce que le groupe a fait, qu’ils soient tirés de ses deux albums phares In the Nightside Eclipse et Anthems to the Welkin at Dusk ou du plus discret Prometheus – The Discipline of Fire and Demise. Moi, je réponds merci messieurs.
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Le clou du spectacle, la tête d’affiche qui fait couler autant d’encre que de poils d’ours et qui s’annonce avec un peu d’Electro… Bienvenue à Slaughter to Prevail et à son Deathcore teinté des racines Nu Metal de son imposante masse de muscles aux parties vocales qui ont transcendé les internettes : Alexandr “Alex Terrible” Shikolay. Et si les russes (comprenez : les russes et leur guitariste anglais) masqués passent leur temps à se briser la nuque en jouant avant de poser à nouveau sur les retours, le sieur Terrible appellera à toujours plus de violence dans un pit déjà officiellement considéré comme zone de guerre, puisqu’il manquera de briser les crash barrière. Il s’adresse à nous à grands coups de “push it back!”, mais comme on s’en doutait, le wall of death sera tout de même un peu moins large que celui du Hellfest, à l’inverse de son sourire satisfait. Sans surprise, la setlist est efficace, mais on sentira tout de même un peu de hasards sonores, comme une guitare qui va et vient dans les enceintes, ou des parties vocales au contraire mâchées par celle-ci. En tout cas : j’ai enfin vu Slaughter to Prevail.
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Je passe juste à côté pour le dernier rituel de la journée signé Darkened Nocturn Slaughtercult, groupe bien trop rare dans nos contrées, surtout depuis le combat triomphant de dame Onielar (guitare/chant) après son combat contre le crabe, qui est d’ailleurs l’un des slogans du festival cette année. Depuis 2019, sa rage n’a pas faibli, et la chanteuse est bien décidée à nous le faire comprendre avec ses hurlements d’outre-tombe qui accompagnent les riffs de ses camarades, mais également les traditionnelles jetées de sang qui vont signer les quelques pauses entre les morceaux. Les amateurs de Black Metal sont en transe pour ce qui s’annonçait être l’un des moments phares du festival pour eux, et la plupart en sont encore ébahis à l’heure où j’écris ces lignes.
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La nuit est déjà haute dans le ciel alors que s’annonce le dernier show de la journée qui est officiellement le point d’orgue du festival côté Deathcore, les américains de Filth sont revenus, et malgré le fait que leur public soit un peu parti après le show précédent, ce sont bien eux qui remportent la palme du style avec un son surpuissant de bout en bout ! Au centre, Dustin Mitchell (chant) va assurer une prestation dantesque pendant que ses camarades tiennent la rythmique, l’aidant même par moments à galvaniser une fosse un peu éparse, mais qui n’hésite pas à leur faire honneur en headbanguant et slammant même sur les moshparts. Je ne suis qu’à moitié surpris de leur réussite, mais la setlist est excellente, et même s’ils troquent un de leurs morceaux pour Rollin’ (Air Raid Vehicle), reprise de Limp Bizkit, c’est bel et bien le fameux Chin Check qui nous restera en tête toute la nuit !
Pour le corps, le deuxième jour est rude, mais pour l’esprit, voir autant d’excellentes se succéder dans un bon nombre de styles est largement bénéfique ! A me lire, vous aurez compris que les formations Old School gagnent les premières places, mais aussi l’excellente fin orchestrée par Filth ! Quoi qu’il en soit, le repos est largement mérité…