Review 3401 : SHUSH – Vow of Silence

Luke Griffin nous dévoile SHUSH.

Projet solo du musicien connu pour son travail avec Acrania, Human Error ou encore Scribe of Existence, le musicien anglais nous offre Vow of Silence.

Il s’est entouré de Luke Haarhoff (Vulvodynia, Corps Fleur) et Dmitry Degtyarev aux guitares, Jack Higgs (A Night in the Abyss, She Must Burn, The Voynich Code) aux orchestrations et de Daemorph Art (Abominable Putridity, Acrania, Avulsed, Demonstealer, Lividity, Pyrexia…) pour l’artwork.

L’album débute assez fort sur The Extinction Protocol, introduction déjà très accrocheuse qui laisse blast et pig squeal mener les moshparts successives avant que Suffocate the Population ne prenne le relai, proposant les riffs syncopés typiques du Deathcore à bonne allure pendant que Luke rugit tout son saoul. On ne notera quasi aucun temps mort, certaines parties étant toutefois adoucies grâce aux orchestrations, et la première véritable pause nous est offerte par Braindead Symphony qui débute avec quelques notes aériennes rapidement teintées d’angoisse avant l’explosion de la rythmique, brutale et intransigeante qui nous piétine comme elle le souhaite. On enchaîne avec Condemn or Obey, nouvelle composition aux touches majestueuses imposantes qui n’hésite pas à compter sur des vagues de violence pour relancer la machine, et le mélange efficace avance sans mal vers la remuante Factory of Flesh qui donne immédiatement un coup de fouet à ses riffs. Ce morceau est sans aucun doute l’un des plus agressifs et pesants de l’album, mettant la barre très haut pour Division Tactics qui redouble d’agressivité et pioche dans des racines Hardcore assez brutes pour rivaliser, proposant ici une atmosphère apocalyptique mais rudement accrocheuse. On notera quelques touches de Death/Grind sur Theatre of Obedience, morceau où Ben Duerr (Shadow of Intent) et Alan Grnja (Distant) rejoignent le vocaliste, renforçant sensiblement les parties vocales pendant que l’instrumentale devient inquiétante et place un dernier sursaut avant que Court of Liars ne lui emboîte le pas, proposant là encore des touches virulentes pour nous donner envie de rejoindre l’assaut. On notera que les claviers s’intensifient également lorsque la rythmique devient plus simple et entraînante, puis Echochamber déflagre d’un coup, emportant tout sur son passage tout en s’accordant quelques éléments plus techniques côté riffs, portant les rugissements encore plus loin. Smile for the Trap prend le relai et apporte des touches Beatdown plus lentes mais pas moins écrasantes pendant que les parties vocales deviennent encore plus sales et qu’un solo éclot de nulle part, puis le final oppressant nous libère finalement sur The Final Broadcast, titre lui aussi très imposant. On notera un retour des samples pour annoncer les dernières explosions, mais l’album s’achève avec Glossolalia, morceau où les borborygmes et cris sont bien évidemment légion, mais surtout de rigueur pour ce point final en apothéose, en compagnie de Steve Regan (Annotations of an Autopsy).

Luke Griffin en connaît un rayon en Deathcore, et Shush a de bonnes chances de finir dans vos projets favoris si vous aimez ce style autant que lui ! Vow of Silence enchaîne les titres avec très peu de temps mort, et c’est tout ce qu’on lui demande !

85/100

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