
Le projet Beyond Seventh Dimension est devenu concret.
Mené par le musicien finlandais Anssi Pennanen (Kallas, Sincreation) et soutenu par Saku Moilanen (guitare/basse, Before the Dawn, Red Moon Architect, Slaughterror, ex-Aeonian Sorrow…) du Deep Noise Studios et les membres du groupe Kallas, l’album Tähtien ikuinen suru prend enfin vie en 2026 chez Inverse Records.
L’album débute dans une noirceur mystérieuse mais assez douce avec le titre éponyme, Tähtien ikuinen suru, qui nous enveloppe immédiatement de sa mélancolie grâce à un piano très calme et majestueux, qui se transforme du tout au tout sur Blazing Tears of Nebulae, devenant plus pesant avant de convoquer la saturation du Black Metal, suivie par ses rugissements saisissants. On notera des choeurs plus solennels et planants qui collent parfaitement à l’atmosphère imposante de la rythmique qui n’hésite d’ailleurs pas à se briser complètement pour repartir de plus belle avec un blast ravageur, mais qui reprendra sa forme ritualistique avant de passer à Silurian Seas qui nous replonge dans cet océan d’agressivité ténébreuse. Le son est enivrant, profitant de cette légère dissonance pour nous captiver encore plus alors que les passages calmes se multiplient, renouant avec ce son cristallin avant d’entrer en éruption pour nous marquer avant qu’Eternal Love For The Unreachable ne développe ses touches Doom dans une lenteur entêtante, renforcées par le son clair et la voix clamée qui alimente le contraste entre les deux extrêmes. Les claviers reviennent en force sur Dawn of Extinction, proposant à nouveau un ton solennel oppressant avant de charger à son tour avec un riffing saccadé accrocheur, mais également un passage inquiétant à souhaits qui rappellera les cris infernaux et la lourdeur avant de s’apaiser pour faire place à l’explosive Ancient Worlds of Cosmos Redshift 7 qui accélère d’un coup et se montre extrêmement étouffant. Les harmoniques naviguent dans cet ouragan qui nous frappe sans relâche. Nous atteindrons toutefois l’oeil du cyclone où il y règne un calme olympien mené par les claviers, et malgré une tentative de retour de la noirceur, ils prennent totalement le relai pour nous permettre de respirer avant Rogue Planet – Symbol Of Depression, dernière composition assez courte aux nuances mélodieuses et au chant clair apaisants qui referment l’album avec une touche de douceur finalement corrompue par la dissonance, mais qui reste sur la même approche jusqu’au dernier moment.
Avec ce premier album, Beyond Seventh Dimension clame sa noirceur, mais également sa froideur au travers de riffs lancinants assez changeants. Tähtien ikuinen suru n’hésite pas à passer d’une lenteur enivrante à une virulence sauvage, et le contraste est parfaitement géré.
80/100