Live Report : Mennecy Metal Fest 2026 – Day 1

Le dernier festival de l’été est arrivé, voici le Mennecy Metal Fest !

Il n’est qu’à quelques kilomètres de chez moi, j’ai souvent été à Mennecy étant enfant, la programmation est intéressante… pourquoi hésiter ? Le premier jour sera doux, ne commençant qu’en après-midi, et je suis sur le pied de guerre pour découvrir ce nouveau site, avec comme principaux changements la position de l’Eye Stage !

Petit bémol : la cashless n’est pas sur le bracelet du festival, et la queue est déjà immense, certains ayant attendu (au moins) une bonne heure ne serait-ce que pour atteindre le seul stand du festival, et je ne peux que remercier celle qui m’accompagnait d’avoir gardé la place dans la file…

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Les concerts commencent donc avec Ghost Anthem, formation parisienne dont le premier album l’an dernier a visiblement été plutôt bien accueilli, et qui propose à Mennecy un mélange de Metalcore Mélodique bien taillé et d’éléments Prog travaillés bien plus doux, le tout emmené par le chant contrasté de Brice Vinocour. Bien que timide sur le premier titre à cause de l’aventure de la file d’attente, le public commence à arriver en nombre voir le groupe visiblement “très heureux d’ouvrir ce festival” comme l’annonce le frontman, et les morceaux s’enchaînent à bonne allure entre les remerciements, laissant les musiciens proposer des riffs rythmés qui passent plutôt bien, notamment grâce au mixage qui suit facilement. On notera même une participation très active des premiers rangs, qui n’attendaient visiblement que quelques mots pour remuer le crâne et lever le poing sur les moshpart !

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Changement d’atmosphère avec les nantais de Trollheart qui mélangent à leur tour Folk festif et Black énergique pour proposer à la Eye Stage un premier show sous le signe de l’agressivité… mais aussi d’une petite perte neuronale. Car si en effet l’énergie est de mise, et que la rythmique tient très bien la route, Nicolas “The Troll” Foucault (chant) et son costume auraient pu proposer un show sombre et puissant, mais certaines parties vocales légèrement parodiques (on notera que je n’ai pas dit “trollesques”) rendent le tout parfois un peu ridicule à mon goût, tout comme les petites marionnettes agitées derrière les bannières. Mais comme mon avis n’a aucune incidence sur le show, le vocaliste va rapidement fédérer, lâchant “on est quatre sur scène mais il y a un cinquième membre, et c’est vous public !”, proposant par exemple de les aider sur un refrain grâce à un panneau où les paroles sont inscrites, chose que la fosse acceptera avec grand plaisir. La bonne humeur est de mise, et le public finira par s’agiter gaiement.

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C’est après avoir enfin pu savourer une boisson rafraîchissante que je m’apprête à pénétrer dans le tombeau d’Amon Sethis, revenant au sérieux avec leur Metal Progressif aux racines égyptiennes, mais aussi leur “pyro” dont nous avons été avertis, se résumant à deux petits braseros et un triangle sur un pupitre. Mais passons sur le pétard mouillé (oui, je suis taquin, je sais), car côté son, le groupe se défend très bien, et si la rythmique est assez loin de mes préférences personnelles, les grenoblois proposent à la Menn’ Stage des riffs solides et travaillés sur lesquels Julien Tournoud (chant) – d’abord masqué et encapuchonné puis à visage découvert – place sa voix assez… changeante. Je ne saurais affirmer si c’est le mix qui pèche ou le style qui ne trouve que peu grâce à mes yeux et à mes oreilles, mais je trouve les morceaux parfois assez inégaux, et malgré que le public soit assez nombreux à braver la chaleur, encouragé par le frontman et ses musiciens tous plus impliqués les uns que les autres, mais je ne suis pas pleinement emballé par le show.

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On continue avec une valeur sûre déjà vue en début d’année, Usquam et son Black/Death massif à souhaits est déjà en train d’écraser l’Eye Stage après une introduction de percussions ritualistiques qui ont permis à Jessy Christ (chant) de se préparer à hurler à pleins poumons pendant que les mélodies occultes de ses camarades déferlent. Comme la première fois, le groupe joue sans batteur, mais l’énergie folle des quatre musiciens qui n’hésitent jamais à poser ou headbanguer suivant leurs riffs est communicative, et l’intégralité de l’assemblée les rejoint dans leur célébration, remuant frénétiquement le crâne et levant le poing à demande. On ne notera que peu de temps mort entre les titres, faute à un timing aussi serré que le pit photo, mais les quelques mots de la vocaliste font rapidement effet, et c’est bientôt devant un parterre compact et totalement acquis à sa cause que le groupe laisse sa rythmique s’abattre sur l’habituellement paisible commune de Mennecy, transformant l’expérience en véritable rituel mystique jusqu’à la dernière note.

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Après une pause sponsorisée par No One Is Innocent (qui porte ironiquement bien son nom) car la violence, on l’aime seulement dans notre musique, c’est Titan qui prend d’assaut la Eye Stage avec un Heavy Metal aux influences Speed de derrière les fagots qui va immédiatement parler aux amateurs de son Old School ! Si le groupe a acquis ses lettres de noblesse vers la fin des années 80 avant de disparaître pour ne resurgir que près de trente années plus tard, la hargne est toujours présente pour la bande de Sébastien Blanc (guitare) désormais menée par le charismatique Peio Cachenaut (chant), qui a tout des plus grands. Venu du Pays-Basque, le groupe pioche dans ses trois albums pour assurer un show solide à la hauteur de sa réputation, faisant cohabiter les quarantenaires issues de Titan avec les bien plus jeunes de Lacrimæ Mundi pour que la ferveur ne se tarisse jamais sur la petite scène. Pari réussi pour ce groupe qui fait partie des anciens du paysage français !

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Petite revanche pour ma part avec ce show de Oomph! seulement trois semaines après leur prestation en Bretagne, et si le show est relativement similaire en termes de scénographie (et sans doute de setlist), les lumières sont bien plus clémentes avec nous, pauvres photographes ! C’est avec leurs manteaux de fourrure que les allemands débutent leur show, laissant Crap et Flux (guitares) sur les côtés, entourant Der Schulz (chant) qui arpente la scène et motive une fosse massée, notamment à grands coups de “We need your voices, please help us!” ou en frappant dans ses mains, mais le groupe n’est pas que connu pour sa musique accrocheuse, il l’est également pour son jeu de scène travaillé ! Les tenues changent régulièrement, passant par exemple à un costume plus sobre ou à des vêtements plus orientés Gothique/Indus, et on remarque que le bassiste n’hésite plus à s’avancer lorsqu’il mène le groove en compagnie du batteur. L’atmosphère nightclub et le manque de façade donne parfois l’impression de se retrouver dans un ancien bunker dédié à la fête et à l’ivresse, mais le groupe maîtrise sa prestation de bout en bout, et signe un excellent show, très largement applaudi !

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Dernier passage sur la petite scène pour le premier passage du groupe allemand The Prophecy 23, aussi connu comme (selon leurs mots) “le groupe de Thrash aux guitares vertes”, et si cet argument de vente peut prêter à sourire, plus personne ne doutera de leur efficacité une fois le coup d’envoi donné ! On débute avec un “circle pit, motherfuckers!” suivi par des riffs efficaces à souhaits qui donneraient envie aux cadavres de remuer, on continue avec un Luca Micelli (chant) survolté, aidé par Johannes Klopprogge (chant/guitare) qui insuffle une vibe Hardcore brutale à la rythmique, et les titres sont naturellement présentés. “The clock is ticking, it’s Mosh o’Clock!” présente le titre Mosh o’Clock (si, si, je vous jure !) issu de l’album éponyme sorti l’an dernier, et le groupe n’est pas avare en demandes, incitant au mosh, wall of death et autres joyeusetés en plein morceau, avant de nous préciser qu’ils aiment notre énergie. Bien que je ne sois pas amateur de Thrash, et encore moins de Hardcore, je leur décerne tout de même la palme de la rage du jour !

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Dernier show pour cette première journée, c’est la légende du Heavy Metal britannique Saxon qui prend d’assaut la Menn’ Stage pour célébrer ses cinquante ans (à une poignée de mois près) avec malheureusement quelques minutes de retard comblée par une bande-son qui joue du AC/DC. Mais une fois que tout est prêt de leur côté, les anglais se placent, Biff Byford (chant) au centre, entouré par Nibbs Carter (basse), Doug Scarratt et Brian Tatler (guitares), et le coup d’envoi est donné par Nigel Glockler (batterie) qui signe l’un des shows les plus maîtrisés qu’il m’ait été donné de voir depuis un moment. Si le Heavy Metal a toujours une place dans mon coeur, c’est surtout en live que je l’aime, et Saxon va me confirmer que l’on a tous besoin de les voir au moins une fois dans sa vie en alignant des riffs de toutes les époques, à commencer par Hell, Fire and Damnation ou Madame Guillotine, issu de leur dernier disque en date, mais la setlist n’hésite pas à revenir bien en arrière, que ce soit avec Crusader, Power and the Glory ou trois titres de Strong Arm of the Law et Wheels of Steel. Point de God of Thunder, tout juste sorti pour annoncer leur prochain album, mais le groupe nous propose un show best-of qui ravit l’assemblée et me fait me dire que bien que le groupe ait déjà de la bouteille, il fédère toujours autant, et chacune des interventions du frontman est saluée de hurlements enthousiastes de la part d’une foule déjà conquise. Je peux vous l’affirmer : ils ont entre soixante et soixante-quinze ans, mais ils sont toujours en forme !

Bien que légèrement contrariée par la mise en place du système cashless expérimenté pour la première fois, le Mennecy Metal Fest 2026 a commencé sur les chapeaux de roues, et si l’on met mes préférences musicales à part, tous les groupes ont réussi leur pari, fédérant un public déjà très nombreux ! La chaleur n’a pas non plus découragé le public, qui était déjà au rendez-vous avant même l’ouverture des portes, et qui a savouré jusqu’aux dernières notes !

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