
Embers of Dawn s’enflamme.
En 2026, le groupe mené par Austin Graves (chant), Cliff Ross (guitare), Scott Van Horn (basse) et Grover Norton (batterie) dévoile son nouvel album, Infernal Culture.
Adrian Erlandsson (At the Gates, The Haunted, ex-Brujeria, ex-Cradle of Filth, ex-Paradise Lost…) s’est chargé d’enregistrer les parties de batterie.
L’album démarre avec Eden Unknown et son sample futuriste qui constitue l’un des derniers moments de répit avant l’arrivée des riffs agressifs et des parties vocales puissantes qui renforcent le côté sombre du morceau, bien que les leads infusés au Death Mélodique apportent une touche plus lumineuse. Le chant clair va surprendre avant le final, mais Infernal prend rapidement le relai pour développer une approche dansante dans la plus pure tradition du Metal Industriel et ses tons accrocheurs tout en conservant une démarche furieuse mais groovy. On sent une pointe de mélancolie avec Don’t Wait to Die, notamment lors des passages sans guitare, mais sa lourdeur simple combinée à la voix assez communicative d’Austin apporte une saveur particulière, comme si le chanteur voulait nous avertir avant un break pesant. Le dernier refrain mène à Shadow of Her Veil et son démarrage en douceur avant de passer à des riffs entraînants, contrastés par les parties vocales plus oppressantes qui contamineront la rythmique saccadée avant qu’Age of Corrosion ne propose une touche plus dynamique tout en restant dans cette atmosphère moderne et vivante, notamment grâce aux samples. The Passing propose des tons presque théâtraux avec ses claviers cybernétiques qui renforcent la lenteur pesante que le groupe développe, puis on revient à la vivacité et à l’agressivité avec Static Prayer et ses relents Heavy qui s’adaptent parfaitement au style de la formation. La batterie participe grandement aux accélérations qui proposent des passages assez épais, puis on passe au remix du morceau The Only Gods, mais ne connaissant pas le morceau d’origine, je peux seulement dire que le titre est parfaitement servi par les ajouts Industrial qui portent le titre vers des refrains expressifs et imposants. Le groupe referme son album avec un remaster du morceau Wolf Moon, profitant d’influences Gothiques évidentes pour le rendre d’abord assez sombre, créant un contraste avec les parties plus vives parfaitement gérées, et qui rendent ce dernier morceau assez spécial.
Embers of Dawn m’était encore totalement inconnu il y a quelques heures, mais leur mélange de Metal Industriel aux différentes racines leur permettra sans doute de conquérir encore plus de scènes locales. Infernal Culture a vocation a être écouté en live, et saura séduire les amateurs du style.
70/100