
Revel in Flesh renaît.
Actif entre 2011 et 2024, le groupe allemand prend une année de pause, mais c’était sans compter sur la motivation de Ralf Hauber (chant, Heads for the Dead, Rotpit), qui recrute Erik Barthold (batterie, Cerecloth, Rotpit, Left Hand Solution), Simon Abele (guitare, Inner Earth, When at Night) et Jonny Pettersson (guitare/basse, Heads for the Dead, Rotpit, Wombbath…), signe chez War Anthem Records et annonce la sortie du sixième album, Flesh for the Kult of Death.
Le titre éponyme Flesh for the Kult of Death ouvre l’album avec un rugissement très prometteur, et le potentiel est très rapidement confirmé par la rythmique solide et les parties vocales furieuses qui nous frappent, laissant tout de même la touche mélodieuse à la suédoise s’exprimer. Le mélange nous piétine à bonne allure, laissant finalement Bodybag Inferno prendre le relai avec un groove accrocheur qui fera remuer le crâne d’un mort sur un rythme mid-tempo aux relents Death’n’Roll efficaces, mais les harmoniques rappellent tout de même quelques passages angoissants pour compléter les riffs solides. The Graverobber prend ensuite le relai avec une atmosphère pesante, rappelant sans mal un film d’épouvante sauce Death Metal, et la lenteur de la rythmique contribue largement à cette impression à l’inverse de Pool of Blood qui débute avec un sample, mais qui accélère sensiblement le mouvement, laissant le blast mener l’assaut pendant que les vociférations continuent. On notera également un jeu enivrant du côté des harmoniques, tout comme sur Hellhole qui place habilement des sons lancinants qui se greffent parfaitement à la lenteur pesante du morceau, le rendant assez entêtant. Tombstalker nous autorise à reprendre rapidement notre souffle avec une introduction militaire, mais une fois que les riffs repartent, plus rien ne peut les empêcher de nous faire remuer le crâne, et il en sera de même pour Death Kult Maniacs qui exploite à merveille la touche Old School suédoise tout en offrant à certains de ses leads un son assez curieux. Le groupe repart dans les tons épiques sur Priest of Flesh, profitant d’accents Heavy pour agrémenter les mélodies d’éléments accrocheurs, puis dans l’horrifique avec Demon Dawn et son angoisse sonore à laquelle succède une rythmique simple mais facilement accrocheuse. Le morceau alterne habilement entre ses deux ambiances en nous menant à The Last Farewell qui charge à bonne allure après que le vocaliste ait annoncé le morceau, et là encore, il sera difficile de ne pas secouer frénétiquement le crâne tant les riffs sont efficaces, et bien que son outro aurait été parfaite pour clore l’album, c’est avec All I Had (I Gave), reprise du groovy et déjà très épais groupe américain Crowbar, que les musiciens nous offrent une dernière dose d’agressivité, confirmant que leur son s’adapte aussi bien aux relents Doom/Sludge.
L’histoire est loin d’être terminée pour Revel in Flesh, qui offre sur Flesh for the Kult of Death un retour tout en puissance et en efficacité ! Le vocaliste a su s’entourer des bonnes personnes pour faire revivre son projet, et nos nuques vont s’en souvenir !
90/100