Review 3429 : Asenblut – Urgewalt

Asenblut reprend les armes.

Deux années après leur dernière bataille, Tetzel (chant, All For Metal), Balrogh (batterie, Soul Grinder), Sash (basse), Chris (guitare) et Alex (guitare) signent chez Massacre Records avec qui ils sortent leur sixième album, Urgewalt.

L’aventure débute avec l’épique Urgewalt, première composition qui démarre avec des orchestrations guerrières menant aux riffs furieux et saccadés puis à la voix puissante du commandant de la troupe qui mène l’assaut avec brio, rencontrant toujours plus de samples notamment sur les refrains avant la nouvelle charge. La moshpart lourde permettra sans aucun doute de beaux mouvements de foule avant un solo parfaitement exécuté, puis la dernière percée nous emporte vers Asgards Ruf, titre suivant qui va lui aussi nous précipiter au coeur de la bataille grâce à des influences Folk qui s’allient à la perfection avec la base de Death Mélodique. Les harmoniques guident les riffs acérés du groupe qui propose un son particulièrement entraînant tout comme sur Der Druide où l’on retrouve une pointe de mélancolie, et où le groupe accueille Sagenrbinger pour renforcer la section vocale, développant presque une pointe de Black/Death. Le quintet enchaîne avec Das Ende der Pflicht, titre qui reste dans la tradition de leur style et qui s’autorise même quelques emprunts au Power Metal dans les leads, et reviendra à des sonorités fédératrices sur Barbaren und Legionen, titre où ils retrouveront le vocaliste du groupe Victorius qui contribue avec son chant clair à développer la même touche que sur le titre précédent. La double voix est particulièrement efficace, puis les tonalités festives sont de sortie pour Tavernenrausch, morceau où les allemands accueillent leurs compatriotes de Mittel Alta pour apporter une part de noirceur surprenante à leur ôde à la boisson. La composition passe toutefois assez vite à Drei Flüche qui revient à l’approche solide et sérieuse via une rythmique assez simple sur laquelle vocaliste et leads se relaient pour nous tenir en haleine avant que Blut für den Blutgott ne nous fasse naturellement dresser le poing et secouer frénétiquement le crâne. L’intégralité de la composition nous fera mal à la nuque, mais Bruderschaft sera loin de nous offrir une pause en proposant un titre accrocheur à souhaits qui mêle agressivité et noirceur malsaine pour mieux déboucher sur Loki, le dernier morceau qui va lui aussi accélérer sans attendre et proposer des riffs solides dédiés au dieu de la malice et refermer l’album.

D’aussi loin que je connaisse Asenblut, le groupe a toujours proposé des compositions efficaces, et Urgewalt peut fièrement trôner aux côtés des anciens albums tout en offrant au groupe une nouvelle poignée de compositions pour renforcer ses setlists.

85/100

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