
Miasmes ne mâche pas ses mots.
Toujours signé chez Les Acteurs de l’Ombre Productions, le trio composé de K. (guitare, Mhorn, ex-Inward), G. (basse/chant, Mhorn, ex-Impureza, ex-Ritualization, ex-Seth) et C. (batterie, Mécréant, Ialdabaoth) annonce pour 2026 son deuxième album, Violence, Blasphème et Pourriture.
Déchéance débute avec un long cri de rage qui annonce le ton : le titre ne fait aucun compromis, alignant blast et riffs abrasif sous des parties vocales brutes. Tout dans ce morceau nous donne envie de nous briser quelques vertèbres tout en frappant quiconque s’approche pendant que le groove Black’n’Roll frappe à pleine puissance tout comme sur Ecorché qui propose des leads cinglants pour débuter avant que le vocaliste ne reprenne ses vociférations. Les fameux “ough” lancent les accélérations où le groupe vomit ses notes avec fougue, mais Nihili vient alourdir le mélange avec un début plus lent, comme si le groupe voulait prendre une direction plus lancinante et malsaine, chose qui ne leur va visiblement qu’un temps puisqu’ils chargent à nouveau. On continue avec une première approche mid-tempo sur Possédé, affichant une fois de plus son côté brut à tous points de vue, mais le son va s’enflammer vers la moitié du titre, reprenant son allure effrénée et dévastatrice, et même si le titre se finit comme il a commencé, Cendres est là pour relancer la machine comme il se doit, frappant sans fioritures peu importe le tempo. Le final accrocheur débouche sur Vomi, titre sale et rapide à la limite du Black/Grind et ses ruades brutales, puis les mélodies dissonantes refont surface avec Catharsis qui écrase tout sur son passage et ne jure que par une approche saccadée imprévisible, portant au final très bien son nom. Le solo criard trouve parfaitement sa place dans le morceau suivi par Agonie qui va adopter des traces légèrement plus lancinantes pour contrebalancer les parties les plus intenses, puis s’accorder un larsen avant de laisser Horde prendre le relai et redémarrer le char d’assaut. Pas de surprise sur ce morceau qui se base sur sa vitesse folle, ni sur Rédemption qui lui emboîte immédiatement le pas pour frapper à son tour sur un concept similaire avant de placer une reprise de Motörhead, In The Name Of Tragedy, pour conserver jusqu’au dernier moment cette touche accrocheuse tout en restant dans la noirceur et la virulence qu’on leur connaît pour clore le disque.
Miasmes est resté assez discret, mais sa fureur ne s’est clairement pas tari en trois ans ! Si vous voulez être violentés comme il se doit par un son abrasif et sans compromis, n’hésitez pas avant de vous jeter sur Violence, Blasphème et Pourriture !
85/100