
Goatest est né d’une alliance inattendue.
Si on m’avait dit un jour que les finlandais Keijo “Kaos” Niinimaa (Rotten Sound, Goatburner) et Jaakko “Spider” Forsman (Ratface, Goatburner) feraient équipe avec Thiago “Barata” (Test) et João Kombi (Test), je ne l’aurais pas cru. Pourtant, le résultat est un album, sobrement nommé Goatest, et il sort chez Time To Kill Records.
Pas de surprise lorsque l’on jette un coup d’oeil – même rapide – à la liste des membres, le résultat ne peut qu’être du Grindcore, et même si le premier titre Life in Hell s’oriente vers du Death/Grind lorsque le sample est en marche, il ne nous faudra que peu de temps pour être piétinés par le blast, les riffs abrasifs et les parties vocales sans concessions. L’album dure un peu plus de trente minutes, et chacune d’entre elles est dédiée à la violence pure, parfois même un peu malsaine, et si on remarque quelques passages plus lents comme dans Unseen Powers et The Fire, lorgnant presque du côté d’un Sludge assommant, personne ne sera non plus étonné de voir la rythmique s’embraser à nouveau et nous matraquer joyeusement. Les seules “pauses” prendront la forme de samples ou d’intro qui durent un peu, à l’image de Beyond, Slow Burn ou Slowly and Steadily, mais les titres courts comme Next Level et Chaotic Events sont là pour laisser le groupe reprendre du poil de la bête en un rien de temps. A noter tout de même le doublé final avec la pénible et très dissonante Endless qui laisse sa place à l’accrocheuse The Horror, qui me font facilement envier les chanceux qui pourront voir le groupe à l’oeuvre sur leur prochaine tournée qui sillonnera l’Europe l’an prochain !
Né d’une union ultra cohérente intercontinentale, Goatest symbolise l’essence même du Grindcore, ce style si crasseux et violent qui nous permet de nous déchaîner. Goatest permet une très bonne expérience studio, mais il est surtout voué à prendre vie sur scène pour le plus grand bonheur de vos esgourdes !
80/100