Review 3438 : Horskh – MTNT

Deux ans seulement pour la suite d’Horskh.

Tournant toujours à bonne allure pour jouer aux quatre coins de l’hexagone et ailleurs, Bastien Hennaut (composition/chant/machines/guitare), Sylvain Abriel (batterie) et Jordan Daverio (machines/guitares/choeurs) reviennent pour leur quatrième album, MTNT.

On attaque avec l’épaisse mais entraînante Bad Glitch qui n’hésite pas à relancer d’elle-même la machine, que ce soit avec les parties vocales cybernétiques ou la rythmique qui explose régulièrement, proposant une touche énergique fortement appréciable que le trio cultive malgré la faible longueur du morceau. Glow prend rapidement le relai avec une rage comparable, ajoutant une base Hardcore/Punk aux parties Industrial déjà virulentes, créant un contraste avec les parties plus aériennes mais pesantes que l’on peut retrouver sur Hyperhuman morceau suivant aux racines entêtantes comme on en retrouverait dans un nightclub d’une ruelle sombre réservée aux connaisseurs. Il y a fort à parier que ce titre sera encore plus impactant en live, alors que Strange Game va surprendre par sa large diversité musicale, allant d’une base simple au chant inquiétant à des basses oppressantes, mais le groupe revient à la brutalité et à l’efficacité avec Twisted Flesh qui propose des refrains parmi les plus agressifs de l’album. On revient aux tonalités enivrantes avec Target Fades qui va d’abord charmer notre esprit pour mieux apporter ses passages les plus brutaux dans les refrains, puis les tonalités festives sont de sortie sur Quicksand, créant un mélange étrangement addictif que le trio n’hésite pas à laisser s’embraser de temps à autre. La bien nommée The Party Is Over propose une touche de mélancolie inattendue qui servirait presque d’interlude Gothic/Industrial avant que Dream ne nous fasse vriller le cerveau grâce à des pointes de dissonance parfaitement maîtrisées pendant que la rythmique assez simple nous matraque sous un chant d’abord assez calme, puis qui rejoint à son tour la folie. L’album prendra fin sur Connected, morceau où les trois musiciens accueillent Carpenter Brut, qui va non seulement leur prêter main forte pour créer une atmosphère plus vaporeuse, mais qui va surtout injecter toute sa personnalité au morceau, le rendant assez accessible pour un finisher.

D’étoile montante de la scène Industrial au sens large, Horskh a su se construire un univers aux multiples racines qu’il n’hésite dorénavant plus du tout à mélanger avec MTNT, album trop court mais d’une efficacité redoutable lorsqu’il frappe.

85/100

English version?

Laisser un commentaireAnnuler la réponse.