Review 3454 : King Satan – Black Magick Abraxas

Ouvrez le dancefloor, King Satan revient.

Après deux années d’incantations, King Seth Aleister Satan (chant), EF-13 (guitare), Hekate “Kate” Boss (claviers/chant), Jerry Rock’n’Roll (basse) et Pete Hellraiser (batterie) sont de retour pour leur cinquième album, Black Magick Abraxas.

Black Magick Rock ‘N ‘ Roll, le premier titre, démarre fort avec l’apparition de la guitariste Erja Lyytinen qui prête ses cordes au quintet survolté et à ses sonorités aussi occultes qu’enjouées pendant que les parties vocales nous incitent à rejoindre la folle danse. Il est presque impossible de ne pas rejoindre le mouvement même lors des passages plus lents, mais le groupe renchérit immédiatement avec la dansante Light of Darkness qui va elle aussi nous donner envie de sauter sous les vociférations grâce aux racines Industrial les plus motivantes. La double pédale fait accélérer le mélange, et le final devient vite une sorte de chaos organisé dédié au brisage de nuque avant que Fire in the Hole n’instaure des tonalités plus pesantes qui deviennent presque sensuelles par moments grâce au double chant qui participe grandement à l’atmosphère. Nouvelle accélération avec The Devil Made Me Do It et ses claviers plus qu’entêtants qui donnent au titre à la base assez brut une touche largement plus festive que même le break ne parviendra pas à effacer, puis c’est avec Saku Solin (Turmion Katilot, Fear of Domination) que le groupe entame Abraxas Rising, titre très contrasté entre son évocation démoniaque et ses tonalités enivrantes. Le mouvement ralentit pour Far Beyond Good and Evil, composition plus pesante qui revient aux bases de l’Industrial tout en proposant des hurlements de loup effrayants pour appuyer son message avant que Hate Me Baby ne fasse appel à Suvi Lammi pour renforcer la section des claviers pour proposer là encore un Death Metal Disco des plus entraînants. Rien n’est laissé au hasard, et chaque note nous propose un divertissement pendant que les vocalistes se déchaînent, rejoignant la pesante Down by the Sins qui propose des tons assez sombres alors que la base reste simple et efficace, permettant au morceau de durer tout en restant puissant avant de laisser la bien plus courte Ride the Lion clore l’album tout en gardant cette vivacité inhérente au groupe, bien que les voix proposent des touches assez différentes.

Si à première vue, la dimension occulte de Black Magick Abraxas pourrait parfois être reléguée au second plan sans les paroles, King Satan réussit à nouveau à rendre les arts occultes accrocheurs, et même dansants sur certains titres !

90/100

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