Review 3456 : Les Bâtards du Roi – Ici Meurt Ma Joie

La quête continue pour Les Bâtards du Roi.

Un an seulement s’est écoulé depuis leur dernier album, mais Regicide (chant/guitare), Æni (guitare/chant clair) et Daemonicus (batterie), désormais rejoints par Barron (basse) nous dévoilent déjà leur nouveau chapitre, l’EP Ici Meurt Ma Joie, toujours soutenus par Les Acteurs De L’Ombre Productions.

La mélancolie renaît immédiatement en compagnie de l’inquiétude grâce au morceau éponyme, Ici meurt ma joie, qui est le premier à nous guider dans les ténèbres, proposant une introduction assez calme suivie d’un hurlement déchirant puis du nuage de riffs perçants qui perpétuent leur style si viscéral. Si le morceau est évidemment dominé par les cris de Regicide, la voix claire d’Æni renforce par moments le contraste intense pour nous mener vers le final majestueux, puis vers Et la nuit s’éternise qui va à son tour nous envoûter en un rien de temps, créant d’abord une atmosphère inquiétante pour mieux surprendre avec l’arrivée de Diffamie (Galibot) qui participe à la section vocale avec sa douceur, puis sa rage. Où pourrit la lumière, le troisième titre, est déjà le dernier, et bien que rapidement plus pesant que les autres, il va toutefois apporter une touche assez Old School et énergique pour clore l’EP, laissant les rugissements répondre au blast furieux alors que les quatre camarades se déchaînent sur leurs instruments, créant une conclusion épique à tous points de vue à leur aventure.

Bien trop court mais plus qu’intense, Ici Meurt Ma Joie permet au groupe de nous conter un nouveau pan de leur aventure médiévale entre noirceur et mélodies dantesques. Si vous ne connaissez pas encore Les Bâtards du Roi, il n’est jamais trop tard pour prendre place dans le convoi et vous laisser envoûter !

95/100

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