Review 3459 : Amon Amarth – The Allfather Awakens

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Amon Amarth a convoqué les grands anciens.

Quatre ans après leur dernier raid, Johan Hegg (chant), Olavi Mikkonen (guitare), Ted Lundström (basse), Johan Söderberg (guitare) et Jocke Wallgren (batterie) ont donné vie à leur treizième album, The Allfather Awakens.

On attaque en terrain connu avec Gjallarhorn, titre qui réunit tout ce que l’on peut attendre des cinq vikings et de leur Death Mélodique parfois agressif comme lors des hurlements et des touches Old School, mais aussi parfois un peu plus fédérateur lors des refrains ou des choeurs. Pas de vraie surprise donc, mais de l’efficacité comme on l’aime, tout comme sur la plus courte et mélancolique Eight Legs of Thunder qui conte l’histoire du cheval Sleipnir alors que le galop est de mise côté rythmique pour recréer cette chevauchée mouvementée entre monts et tempêtes. Le son devient bien plus massif pour Kvasir’s Blood, adoptant des tonalités majestueuses pour cette importante personnalité nordique, développant même certains passages presque pesants et angoissants avec les choeurs avant de revenir à des touches plus accessibles. Comme un hommage aux mouvements de foule qu’ils savent parfaitement lancer, le groupe enchaîne avec We Rule the Waves, titre qui là encore se prêtera parfaitement aux rangées de rameurs les plus motivés pendant l’un des refrains les plus énergiques de cet album, mais les musiciens vont prendre cette fois-ci un risque avec Upphaf, composition acoustique où la voix de Johan est légèrement plus calme. Bien sur déjà dévoilé il y a un moment avec un clip particulièrement intimiste, le morceau est toujours aussi surprenant de leur part, retournant finalement à leur violence habituelle avec Die with a War Cry, titre le plus court, mais clairement pas le moins vif du combo au vu de ses accélérations parfaitement gérées. Les harmoniques perçantes nous mènent finalement à Raven God et son mid-tempo parfois presque planant où le quintet reste en terre conquise tout comme sur le morceau éponyme The Allfather Awakes qui propose toutefois des touches plus énergiques et des parties lead un peu plus Old School avec sa touche saccadée. Retour de la virulence pure avec Oden’s Hunt qui nous accorde un petit temps de répit pour mieux charger et nous emporter dans sa course folle aux refrains sombres, puis vers la longue et ultime composition plus joyeuse, Ascending like an Eagle, qui nous laisse elle aussi respirer avant de nous charmer avec une approche d’abord plus lente mais toujours maîtrisée en terme de rythme et qui aura tôt fait de nous faire remuer le crâne une dernière fois.

Si certains sont parfois assez critiques avec Amon Amarth, le groupe fait tout ce qu’on attend de lui, offrant sur The Allfather Awakens une poignée de nouveaux titres qui seront sans aucun doute appréciés par les fans. On saluera toutefois la petite touche surprenante, mais on retiendra surtout leur stabilité et leur fidélité à leur approche.

80/100

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