
La violence règne chez Sarcator.
Bien qu’ayant déjà sorti un album l’an dernier, le combo suédois mené par Mateo Tervonen (chant/guitare, ex-The Crown en live), Jesper Rosén (batterie) et Leo Buchalle (guitare, ex-Venthiax) recrute Linus Edmarker (basse, Retribution, Zadism, ex-Maniak), signe avec Reigning Phoenix Music, et annonce la sortie de The Ones We Follow, son quatrième album.
The Ones We Follow ouvre l’album avec un son immédiatement agressif, mettant en avant la diversité des influences du groupe entre Thrash et Heavy, voire même Country dans les leads, mais la batterie reste axée sur l’énergie pure, tout comme les parties vocales, mais le morceau passe assez vite à The Underground Streets, titre suivant à l’introduction beaucoup plus calme et qui suivra cette dynamique entre noirceur et retenue. On notera une section rythmique très solide, permettant au vocaliste et aux guitares de se lâcher un peu, puis c’est avec You Gotta Possess Me que les musiciens nous embarquent dans cette nouvelle charge effrénée où fureur et énergie se répondent naturellement. La touche Western évoquée par la pochette reste bien évidemment présente, tout comme sur la planante In Search of Oblivion qui nous envoûte assez facilement pour ensuite proposer un mid-tempo accrocheur sur lequel rage et touches travaillées se rencontrent, puis la mélancolie s’installe sur Rotting Chapels, composition suivante qui démarre elle aussi assez doucement pour mieux se renforcer par la suite, et restant l’un des titres les plus virulents de l’album. Sa durée lui permet cependant un long break au centre avant de repartir vers Bleeding Ages et son introduction qui met la basse en valeur avant qu’elle ne soit rejointe par ses camarades, proposant ici quelques tonalités Rock plutôt enjouées, laissant à Mateo le privilège de la violence via ses grognements. Le morceau finira par s’exciter un peu après la moitié, partant presque vers le Black/Thrash, mais il ralentira avant de laisser place à Volatile Insight qui repart de plus belle et offre des sonorités plus perçantes qui se mêlent à l’énergie positive d’une guitare là encore assez douce et aérienne à l’inverse d’Ain’t Fit to Live qui lui laisse une certaine liberté, mais bien plus sombre. Le morceau restera partagé entre ses différentes influences avant de céder sa place à Wasteland Strider qui démarre en chant clair, et nous offre même quelques moments acoustiques enivrants avant de s’enflammer pour rejoindre la longue dernière composition, Wanderlust, où les musiciens prennent le temps de développer leur saturation tout en jouant sur le contraste des tonalités tout en restant principalement sur le côté énergique et saccadé, mais aussi sur des mélodies frénétiques, en particulier sur le dernier sursaut.
Si la base Thrash est toujours bien présente chez Sarcator, le groupe a indéniablement évolué vers un Heavy Metal furieux aux racines ancrées dans le Far West américain ! Le son s’en trouve changé, mais reste appréciable pour les plus ouverts d’esprit.
70/100