Review 3489 : Cryptorium – Through The Bowels Of Ceaseless Dissonance

Récidive chez Cryptorium.

Après un premier album bien accueilli par la scène Death Metal, Fabian Larsen (guitare/chant), Knalle Arvidsson (basse/claviers/chant), Albin Holgersson (batterie/chant) et Ludvig Carman (guitare) signent chez Transcending Obscurity Records pour la sortie du successeur, Through The Bowels Of Ceaseless Dissonance.

Knalle Arvidsson est malheureusement décédé entre l’enregistrement et la sortie de l’album.

C’est un piano particulièrement mélancolique qui nous accueille sur le titre d’introduction, mais une fois les dernières touches funèbres terminées, l’éponyme Through the Bowels of Ceaseless Dissonance nous prend par surprise et nous assène riff après riff un Death Metal sauvage et sans compromis. Le groupe nous roule littéralement dessus à toute allure, profitant d’une rythmique solide pour nous faire remuer le crâne tout comme sur Malodor qui lui emboîte le pas et développe une approche Old School aussi furieuse qu’accrocheuse alors que les parties vocales n’ont même pas encore frappé. Dès les grognements revenus, le groupe frappe encore plus fort et plus vite, nous molestant sans pitié notamment lors des rouleaux de blast, puis c’est avec Rivers of Celestial Blood que le massacre continue, restant sur des tonalités similaires tout aussi sauvages. On notera toutefois une technicité exacerbée dans les leads, mais le groupe ne nous laissera pas de répit en enchaînant sur In Bitter Remorse qui va certes proposer des passages plus lents, mais bien plus pesants en empruntant au Doom/Death, revenant souvent à une violence plus virulente, mais c’est finalement avec un sample putride que notre premier moment pour respirer prend vie, introduisant comme il se doit la furieuse Revolting Obsession. Le centre du morceau tranchera avec une nouvelle dose de lenteur étouffante, mais la fureur retrouve vite sa place, tout comme sur Corpus Effigy qui nous tombe dessus à toute allure et qui va là encore afficher un contraste important entre les deux extrêmes. Pas de surprise non plus pour Concrete Interment qui va respecter la tradition désormais instaurée par les musiciens et se focaliser sur une violence sans fioritures, mais qui proposera également quelques touches macabres avant que Malignant Crucifixion ne vienne à son tour nous violenter avec ses racines Old School bestiales. Les vagues de riffs explosent régulièrement en nous menant à Consumed by the Eternal Rot, dernier titre qui est également le plus long, et qui a la délicatesse de démarrer avec une voix samplée puis avec un son imposant pour mieux se fracasser sur nos tympans par la suite, revenant aux bases du Death Metal avec une brutalité affirmée, et qui ne se privera pas pour la transformer en dissonance, puis en silence.

Cryptorium nous propose avec Through The Bowels Of Ceaseless Dissonance un album de Death Metal pur jus, que ce soit dans la bestialité ou les tonalités macabres. Le groupe va ravir les amateurs de sonorités Old School, et j’espère le voir frapper très prochainement à nouveau !

90/100

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