Review 3500 : Hatebreed – Fatal Paradox

Hatebreed élève la voix.

En 2026, Jamey Jasta (chant), Wayne Lozinak (guitare), Frank Novinec (guitare), Matt Byrne (batterie) et Carl Schwartz (basse) officialisent leur partenariat avec leur nouveau label BLKIIBLK avec la sortie de leur neuvième album, Fatal Paradox.

Dès les premières notes de Kill Count Increase, le premier titre, le groupe nous fait comprendre qu’il n’est pas là pour enfiler des perles et propose un son agressif qui s’intensifie avec l’arrivée des cris de Jamey, revenant aux racines du Hardcore et même du Punk avec des patterns simples mais extrêmement efficaces. Le morceau est court mais très rentre-dedans tout comme The Carrion Choir qui prend tout de même le temps d’une intro avant de lâcher les rênes et frapper à bonne allure avec des riffs saccadés, s’offrant même quelques influences plus lourdes avec les palm-mutes répétés des moshparts. On continue sur la même lancée avec Decisions Become Destinies et son groove accrocheur qui se transforme en véritable correction grâce à une rythmique solide et les vociférations du vocaliste, tout comme Total Invincible qui lui emboîte le pas et distribuera également les claques où il faut quand il faut. Le titre éponyme Fatal Paradox va d’abord nous laisser nous échauffer un peu avant de nous étaler sa rythmique virulente en pleine face, alternant énergie et lourdeur avant de passer à Still A Threat qui reste assez lente, mais qui va à son tour prouver sa valeur avec énergie et même quelques gang vocals. Le groupe accueillera John Tardy (Obituary) sur Sacrifice Season, le morceau suivant, et on observera ici l’un des duos les plus naturels alors que les riffs s’enflamment, puis on enchaîne avec Truth Is A Lion qui va lui aussi se montrer très virulent et nous faire remuer le crâne en secouant le poing. Nul doute que ce morceau fera ses preuves en live, tout comme Make The Demons Obey qui lui succède et nous offre l’un des tempos les plus furieux de l’album, mais aussi certaines des tonalités les plus inquiétantes avant de repartir dans les tons plus directs sur None Left To Save, le morceau suivant. Peu de surprise sur ce titre à l’efficacité simple mais naturelle qui va durer un long moment avant de se briser puis repartir avec un solo inattendu puis nous re-molester avant de passer à Poison Planet; qui fonce à toute allure façon Punk burné pour clore l’album en un peu plus d’une minute.

Comme on s’y attendait, Hatebreed fait du Hatebreed, et il le fait bien ! Fatal Paradox saura convaincre les amateurs de riffs directs et de sonorités moshables, car l’album en est rempli, peu importe l’allure voulue.

75/100

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