Live Report : Ingested + Within Destruction + Signs of the Swarm + Distant – Le Gibus – Paris

Lorsque je vais au Gibus, je me prépare toujours à la violence la plus pure. Et ce soir ne fait pas exception à la règle, puisque c’est cette salle qu’ont choisi Ingested pour célébrer les 10 ans de leur premier album. Et c’est avec Within Destruction, Signs of the Swarm et Distant que les anglais viennent festoyer avec nous. Oui, rien que ça. Et vous n’êtes pas prêts. Moi non plus.

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C’est donc avec une batterie au centre de la scène que Distant débute un set tout en finesse. Mêlant Deathcore et breaks Downtempo sous les hurlements de Alan Grnja (chant), il a fallu à peine une minute de riffs lourds pour que la fosse se mette à bouger. “I want to see some fucking mosh over here Paris!” hurle le frontman alors que Nouri Yetgin, Vladimir Golic (guitares) et Elmer Maurits (basse) se remettent à matraquer leurs instruments sous les frappes rapides de Shainel Ramharakh (batterie). Et si le groupe motive clairement par une rythmique puissante, les breaks sont également une bonne source de headbangs furieux, aussi bien sur scène que dans la fosse. “I want to see some more violence over there!” lance le chanteur, se tenant au plafond de la salle alors que les spectateurs repartent déjà au son du break dévastateur qui leur tombe dessus. Le show est rapide, avec seulement quelques secondes de relâche entre deux morceaux, mais il sera ponctué d’un wall of death, de circle pits spontanés et même du premier stage diver de la soirée. “Everybody fucking move, break some fucking bones!” hurle alors Alan, peu avant qu’Elmer ne rentre lui-même dans la fosse pour clore le dernier morceau de ce court mais intense set d’ouverture.
Setlist: Heirs of Torment – Zeroten – Hollow Eyes – False Gods – Tyrannotophia – Abhorrence

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La soirée continue avec Signs of the Swarm, dont les membres sont également obligés de gérer avec la batterie centrale, derrière laquelle Jimmy Pino (batterie) officie. Pourtant, David Simonich (chant) ne semble pas gêné le moins du monde par sa présence, et c’est en déambulant sur le devant de la scène qu’il passe de hurlements caverneux à scream viscéral effrayant. En suivant ses ordres, la foule offrira au groupe un circle pit dès le deuxième titre, en profitant des riffs dissonants et lourds de Cory Smarsh, Jacob Toy (guitares) et Bobby Crow (basse) qui headbanguent en maltraitant leurs cordes. Et le groupe ne cesse d’haranguer la foule, qui répond évidemment présent à la moindre sollicitation, offrant du mosh furieux à chaque seconde au son des américains. “This is our first european tour!” annonce le chanteur avant de remercier les groupes avec qui ils tournent, et d’enchaîner immédiatement sur le titre suivant. “Open that shit up!” ordonne le frontman avant de hurler, soutenu par les choeurs de Cory. Mais leur set est très court également, et ce n’est qu’après six morceaux qui ont graduellement élevé le niveau de violence dans la fosse et la chaleur dans la salle que le groupe nous quitte, non sans nous avoir balayés avec les riffs dévastateurs d’une Cesspool of Ignorance à l’ambiance horrifique, sur laquelle quelques slammeurs se sont invités à la fête.
Setlist: Final Phase – Tempting Death – Nightcrawler – Crown of Nails – Malevolent Enslavement – Cesspool of Ignorance

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Ce sont les très attendus Within Destruction qui prennent la suite des festivités. Malgré son pied cassé, Luka Vezzosi (batterie) se place derrière le kit qui trône toujours au centre de la pièce, et le show peut commencer après une introduction très… eh bien très Rap. “How the fuck are you doing Paris, we are Within Destruction straight from Slovenia!” lâche Rok Rupnik (chant) avant de nous balancer en pleine face des hurlements surpuissants. Bien que remplaçants, les guitaristes qui l’entourent sont tout aussi motivés et la fosse se mue rapidement en une mer déchaînée, sans cesse frappée par un ouragan de violence. Et les riffs ne cessent que quelques secondes, le temps pour les musiciens et le public de reprendre leur souffle avant une nouvelle déferlante. Le son est parfait, même sans la double pédale (qui est tout de même samplée), le barman slamme jusqu’à la scène avant de retourner à son comptoir, et les membres du groupe haranguent la fosse. “This one is about fucking Slam Police!” lâche le chanteur avant que lui et ses compères n’en remettent une couche, nous faisant headbanguer en rythme avec eux. “Keep doing, let’s fucking move!” ordonne Rok, bien décidé à ne pas nous laisser de temps mort. Les morceaux s’enchaînent, ponctués des breaks monstrueux et dévastateurs, avec également ce fameux “Oh ah ah ah ah” qui nous fera tous rire avant que la fosse ne se déchaîne à nouveau. “Alright we got one more song for you guys, this one is called Deathwish!” déclare le chanteur. Et c’est à nouveau une marée humaine qui s’élance sur ce titre devenu emblématique. Rejoint par David Simonich pour la dernière partie du morceau, le groupe signe une fin de set mémorable.
Setlist: Self-Hatred – Darkness Swallows Life – Human Defect – Void – Extinction – False Revelation – Death Awaits Us All – Deathwish

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On arrive déjà au clou du spectacle avec l’installation sur la scène d’Ingested. Et dès que le sample introductif démarre, on sait qu’on va en prendre plein la face, même avec l’absence de Brad Fuller (basse). C’est donc avec Skinned and Fucked que le groupe attaque ce set anniversaire, et dès les premières notes des riffs de Sean Yates et Sean Hynes (guitares/choeurs), la fosse explose. Lyn Jeffs (batterie) mitraille littéralement sa double pédale et c’est un Jason Evans (chant) totalement possédé qui hurle au visage des premiers rangs tout en déambulant sur scène. “This is a fucking celebration, join us!” ordonne le frontman avant qu’une avalanche de blast ne nous retombe dessus. Les hurlements repartent également de plus belle, et c’est aidé des deux guitaristes que Jason nous fait profiter à la fois de cris suraigus et de growls pachydermiques. Haranguant la foule en quasi-permanence, c’est l’ébullition dans le pit: ça saute de tous les côtés, ça moshe, ça tourne… les parisiens semblent infatigables. “Yo Paris how the fucking are you doing tonight? Thanks for joining us in the celebration of Surpassing the Boundaries of Human Suffering!” lâche le chanteur avant de continuer ce set spécial. “I wanna see something violent!” ordonne t il, et à nouveau les spectateurs savent quoi faire. Quelques stage divers s’invitent à la fête, et le niveau de violence augmente peu à peu. Les breaks sont surpuissants, et viennent ponctuer des riffs au son excellent, qui ne laissent personne indifférents. Mais après une demie-heure de son, le groupe annonce qu’Anal Evisceration sera la dernière. “Split the room in two!” ordonne Jason, désireux de finir en beauté. Immédiatement, la fosse s’exécute, et le wall of death qui s’en suit est des plus violent, tout comme le dernier morceau joué par les anglais. Et malgré les nombreux “we want more!” scandés par le public, le groupe est contraint de quitter la scène.
Setlist: Skinned and Fucked – Contorted Perception – Copremesis – Intercranial Semen Injection – Stillborn – Pre-Released Foetal Mush – Cremated Existence – Condemned to Rape – Anal Evisceration

 

Placée sous le signe de la violence sauce Slamming Brutal Shit, la soirée était excellente. Un très bon début avec la découverte en live de Distant, la confirmation de la rage avec Signs of the Swarm, une mandale cautionnée par la Slam Police avec Within Destruction, et surtout Ingested qui nous a tous achevés avec leur merveilleux premier album en intégralité. Et le Gibus est toujours debout. Du moins pour le moment…

Il me reste à remercier Lyn Jeffs pour le pass photo et l’invitation qu’il m’a gracieusement accordée, you rule man!

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