Live Report : The Dali Thundering Concept + Ragaraja + Ashen + Uprising – Le Chaudron (78)

Pour le tout dernier show de l’année 2019, c’est une affiche 100% française que j’ai choisi d’aller voir. The Dali Thundering Concept est venu faire remuer la MJC Le Chaudron, accompagnés des locaux de Rãgarãja, ainsi que les deux très jeunes formations Ashen et Uprising, qui donnent leurs premiers concerts. Et le public semble être présent pour cette date hivernale.

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Peu après l’ouverture des portes, Uprising sont les premiers à fouler la scène. Une découverte pour ce groupe de Metalcore lourd et servi par des musiciens motivés ainsi que Zivan (chant) qui tente de motiver la fosse en se plaçant sur le devant de leur espace de jeu. Ses hurlements se muent parfois dans un chant clair typique du genre, et les harmoniques de Fab et Alexis (guitare) collent bien à la rythmique groovy soutenue par Adrien (basse) et Romain (batterie). “Rapprochez vous !” demande alors le chanteur juste avant le début du dernier morceau. Et c’est à nouveau une composition efficace que le groupe nous dévoile, avec notamment un break puissant, qui fait remuer quelques têtes. “Je vous ai demandé de vous rapprocher, je veux sentir votre odeur !” lâche le frontman. “Mais rien de bizarre, rassurez-vous !” ironise t il avant de remercier l’équipe de la MJC. Les choeurs qui s’ajoutent à son chant ainsi que des refrains énergiques ajoutés à un passage rapé feront leur effet, et le public, qui se fait de plus en plus nombreux, semble apprécier la prestation. “On arrive déjà au dernier morceau ! Croyez moi je suis plus déçu que vous !” nous annonce Zivan avant d’offrir un dernier morceau dans une veine Metalcore groovy au public, qui applaudira leur performance comme il se doit.

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Après un changement de plateau assez rapide, on passe à l’univers teinté d’influences Prog d’Ashen, que je découvre également. Un sample introductif angoissant accompagne l’arrivée des musiciens dans une pénombre presque onirique, et ce sont finalement des riffs gras et bourrés de passages aussi techniques que saccadés qui couvrent la voix claire du chanteur. Mais d’un coup, le frontman se met à hurler à pleins poumons, pour accompagner cette rythmique poignante qui nous fait passer par plusieurs univers avant de se calmer à nouveau. Mélangeant habilement Metalcore, Djent, Mathcore et Metal Alternatif, les franciliens restent énergique en jouant et leur musique intrigue. “Vous êtes prêts à bouger ou pas ? J’veux des mecs qui foutent la merde !” lâche alors le chanteur avant de hurler à nouveau à pleine puissance. “Ca va le Chaudron ? On est Ashen, et on est vraiment content de vous voir aussi nombreux !” lance ce dernier pendant que ses musiciens changent ou réaccordent leurs instruments. Et c’est à nouveau un mélange de différentes ambiances qui nous est offert par la jeune formation, qui maîtrise cependant ses compositions sur le bout des doigts. Les lumières accompagnent évidemment cet univers Post-Hardcore teinté de passages plus massifs, qui fait monter l’intensité du show. “C’est la dernière, merci d’être venus ce soir !” déclare le chanteur avant d’enchaîner rapidement sur l’ultime composition de leur set court, mais qui dévoile un savoir-faire intéressant.

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Troisième concert de la soirée et troisième ambiance avec Rãgarãja, venus déverser leur colère sur la MJC. Des bannières aux couleurs du groupe sont installées et le sample ne nous annonce que du bon. C’est en effet un son massif et servi par les hurlements viscéraux d’Euryale (chant) (en français dans le texte) qui nous frappe dès les premières secondes, alors que les harmoniques cinglantes de Chris Ferrero et Stanislas d’Arnoux De Fleury (guitare) contrastent avec la rythmique remuante de Léo Goudaroulis (batterie) et Fabien Chevalier (basse). Très en avant, le chanteur harangue la foule à grand coups de “Bougez !” qui seront entendus par les plus motivés. Les flashs lumineux renforcent l’énergie donnée par des frappes puissantes et des musiciens qui headbanguent en suivant leurs riffs Néo Metal/Metalcore teinté de passages aux sonorités Electro. “Séparez-moi la foule en deux !” ordonne le frontman, toujours sur le banc au centre de la scène. Et c’est un wall of death version miniature qui fait rage dans la foule, alors que le break du groupe fait remuer les têtes. Et malgré un petit souci de son qui sera rapidement corrigé par l’équipe technique, la rythmique sévit toujours, alors que le chanteur n’hésite pas à hurler les dernières paroles du titre à genoux devant les premiers rangs. Mais c’est un autre souci qui vient ralentir la performance du groupe. “Le batteur joue tellement fort qu’il a explosé sa double pédale !” annonce Euryale, ladite pédale dans la main. Heureusement, le problème fait rapidement partie du passé, et le show continue avec la même énergie. “C’est notre avant dernière chanson, faites vous plaisir ! Rencontrez vous, Faites vous mal !” ordonne le vocaliste pour introduire un morceau tout aussi puissant que les précédents. Et c’est lors du dernier morceau des franciliens que le bassiste viendra lui-même faire remuer la fosse, rapidement suivi par le chanteur, qui continue à hurler au milieu des spectateurs, avant de clore cette prestation sous des acclamations méritées.

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On passe au dernier groupe de la soirée, ce sont les parisiens de The Dali Thundering Concept qui ont l’honneur de nous donner la claque finale grâce à leur mélange de Djent et de Metal Progressif. Et dès les premières notes, Léo Natale (guitare), Steve Treguier (basse) et Martin Gronnier (batterie) ont mis toute leur énergie dans cette tornade sonore inarrêtable. Par dessus ce torrent de violence maîtrisée, les hurlements de Sylvain Connier (chant) donnent cette touche de haine que nous aimons tous. Haranguant la fosse en permanence, le frontman n’hésite pas à retourner vers l’arrière de la scène afin de laisser les musiciens exposer leur savoir-faire aux yeux de tous. “Allez, bougez !” lance le chanteur avant de repartir sur des hurlements gutturaux, penché au dessus du premier rang pendant que seuls quelques spectateurs suivent ses ordres à la lettre sous des lumières aveuglantes. Les premiers bassdrops viennent alourdir un peu plus le mélange sonore déjà massif du groupe, et ce malgré un rapide souci technique concernant le micro. “Va falloir se rapprocher et se motiver !” lâche le frontman alors que la musique reprend immédiatement, tout en technicité et en passages plus lourds et motivants les uns que les autres. Un sample permet aux musiciens de souffler quelques secondes avant de reprendre avec un tapping violent et rapide, qui montre à nouveau la maîtrise de leur instrument. “Après ce soir vous serez en famille, vous allez manger beaucoup trop gras… on va se rendre un petit service, on est plus dans un concert de Metal mais dans un putain de cours de sport ! Je veux voir tout le monde péter un boulon !” lâche le frontman. Et à nouveau, c’est une tornade de violence qui s’abat sur la petite salle d’Île de France, et qui fait remuer quelques spectateurs dans la fosse. Le chanteur continue à hurler en haranguant la fosse pendant que les membres grimaces en massacrant leurs cordes et cymbales respectives. Les breaks saccadés donnent une touche plus Mathcore au son, qui continue d’assommer le public. “Bon, maintenant c’est le moment où je dois parler et je suis complètement essoufflé…” ironise le chanteur avant de nous annoncer que de nouvelles compositions sont en cours du côté des français. “Il nous reste deux putain de chansons, alors vous allez bouger !” hurle-t-il finalement avant que la “voix digitale de Philippe de Kadinja” ne vienne calmer le jeu pendant Utopia, dont le Groove plaît autant que les passages plus doux. Et c’est après un dernier break que le groupe achève son set, qui récolte des acclamations méritées de la part de l’intégralité de la fosse.

 

Placée sous le signe de la lourdeur et du Groove, la soirée est une réussite. Si The Dali Thundering Concept a encore une fois prouvé son statut de fer de lance du Djent à la française (avec bientôt dix années de carrière), Ragaraja a également montré que leur rage n’était pas prête de faiblir. Pour la relève de la scène Metalcore en Île de France, on peut compter sur Ashen et Uprising, qui semblent vouloir en découdre à nouveau et le plus vite possible ! Merci au Chaudron et à Ragaraja pour l’accréditation photo.

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