Review 233: Ingested – Where Only Gods May Tread

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Si vous suivez un minimum la scène Death Metal actuelle, vous n’avez pas pu rater Ingested.

Créé en Angleterre en 2006 par Jay Evans (chant, ex-Age of Suffering), Sam Yates (guitare/choeurs, ex-Age of Suffering), Sean Hynes (guitare/choeurs, ex-Age of Suffering), Lyn Jeffs (batterie, Nexus Inferis) et Brad Fuller (basse), le groupe évolue entre Brutal Death, Slam Death et Deathcore. Mais le quintet se transforme en quartet avec le départ du bassiste en 2019, et c’est avec l’aide de Dom Grimard (basse, Ion Dissonance, The Last Felony) qu’ils enregistrent Where Only Gods May Tread, leur cinquième album, qui sort chez Unique Leader Records

Le mot d’ordre est simple : violence, riffs assassins, brutalité et efficacité. C’est donc tout naturellement que chacun des morceaux suivront ce pattern. Follow the Deciever, le premier titre, ne perd pas une seule seconde et nous offre palm-mutes, batterie véloce et hurlements ravageurs dès les premiers instants. A peine le temps de nous remettre de nos émotions que No Half Measures prend la suite avec la même rage. Les riffs du groupe incarnent littéralement la lourdeur, et les hurlements viscéraux se placent habilement que ce soit sur la rythmique ou les breaks monstrueux. Même constat pour Impending Dominance, un titre très caractéristique du son du groupe, entre cette batterie imposante, ces riffs qui alternent entre shred et moshparts, des bassdrops… The List est probablement le morceau qui emprunte le plus au Death Old School, sans jamais négliger une basse au son écrasant, ainsi qu’une lourdeur hallucinante. Premier invité de cet album, Vincent Bennett (The Acacia Strain) vient compléter les hurlements de Jay pour un duo au potentiel absolument incroyable qui ne peut que vous retourner une fosse avec des sonorités empruntant au Metalcore.
Déjà bien connu des fans puisque très attendu, Dead Seraphic Forms et sa batterie ravageuse vient nous donner une nouvelle dose de violence pure et dure, avec pour seuls moments de répit les parties lead perçantes. L’un des morceaux les plus différents du groupe est probablement Another Breath. Le son clair inquiétant et la participation de Kirk Windstein (Crowbar, Down) donnent à cette imposante composition une dimension plus oppressante et sombre. Le groupe pioche également dans le Hardcore énervé pour Black Pill, un titre en collaboration avec Matt Honeycutt (Kublai Khan). Très énergique, le morceau est définitivement l’un de ceux qui donnent envie de se ruer dans la fosse pour distribuer des coups. Retour dans le Brutal/Slam pur pour Forsaken in Desolation. On retrouve ces accélérations caractéristiques des anglais ainsi que quelques leads qui permettent au titre de respirer entre deux tranches de brutalité. Dernier titre, Leap of the Faithless est également le plus long de cet album. Neuf minutes pendant lesquelles le groupe nous étalera violence assommante, maîtrise de leurs instruments, mais également des coupures transcendantes et dissonantes, nous préparant pour le prochain assaut.

Ingested règne sans conteste sur le Brutal/Slam Death. Bien que leurs précédentes productions soient déjà d’une puissance incroyable, Where Only Gods May Tread nous roule littéralement dessus. Certains titres piochent dans d’autres styles, mais le groupe ne perd de vue ni sa rage ni sa détermination.

95/100

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