Review 337 : GHØSTKID – GHØSTKID

C’est en écoutant son coeur que Sebastian “Sushi” Biesler (chant, ex-Eskimo Callboy) a créé GHØSTKID.

Accompagné par Danny Güldener (guitare, To The Rats And Wolves), Stanislaw Czywil (basse, To The Rats And Wolves) et Steve Joakim (batterie, Zornheym), le combo sort rapidement GHØSTKID, son premier album. 

L’album démarre en trombe sur un son moderne entraînant nommé FØØL. Quelques influences Metalcore/Electro sont largement perceptibles sous ce condensé de rage brute, ainsi qu’un groove évident. Les hurlements chargés d’effets du chanteur se poursuivent sur START A FIGHT. Le morceau est taillé pour la scène, profitant de quelques petits passages plus doux pour rappeler la frénésie avec plus d’intensité. Le break rappelle une Trap sombre, et on enchaîne sur un titre plus calme avec SHARKS, dont les tonalités aériennes nous enchantent. Le morceau, bien que différent des deux premiers, est prenant, mais on repart sur des sonorités Industrial avec DRTY. Martial et bourré d’effets, le morceau est également fait pour se déchaîner au sein d’un public hétérogène. Le groupe invite le rappeur Timi Hendrix pour THIS IS NØT HØLLYWØØD, un titre qui pioche dans les deux univers, et qui n’hésite pas à exploser lors des refrains.
YØU & I renouvelle cette dose d’énergie avec des sonorités entrainantes mais également d’autres qui révèlent la part sensible de la formation, piochant dans l’Alternative. On change d’ambiance pour la lourde et groovy SUPERNØVA dont le break en compagnie de Marcus Bischoff (Heaven Shall Burn) a pour seul et unique but de briser des nuques. Bien que le morceau soit déjà violent, l’apparition du guest donne un surplus de hargne. Le groupe reste dans cette violence avec la voix tranchante de Mille Petrozza (Kreator), doublée de quelques effets pour CRØWN. Cette touche de Thrash donne au morceau la pointe d’agression dont il avait besoin avant CØLD WØRLD, une balade glaciale et émotionnelle, qui place la mélancolie au premier plan. Voix, claviers, et cette souffrance. On repart dans le groove avec ZERØ, le dernier titre, et sa rythmique saturée qui laisse le chanteur se déchaîner autant que possible avant que les riffs ne nous assomment à nouveau. Dernière surprise, le groupe nous offre une version de THIS IS NØT HØLLYWØØD en compagnie de Johnny 3 Tears (Hollywood Undead), qui offre une approche différente du titre.

L’univers moderne de GHØSTKID frappe sans prévenir et nous agresse autant qu’il nous fait danser, headbanguer et nous émeut. GHØSTKID est l’une des sorties les plus imprévisibles de l’année, et s’annonce pourtant déjà comme un indispensable.

80/100

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