Review 364 : Cadaver – Edder & Bile

L’année 2020 signe le grand retour de Cadaver.

Après un premier EP en début d’année et une histoire complexe, la légendaire formation menée par Neddo (guitare/basse/chant, Order, Satyricon en live, ex-Apoptygma Berzerk…), accompagné de Dirk Verbeuren (batterie, Megadeth, Scarve, The Project Hate MCMXCIX, Tronos, ex-Aborted, ex-Soilwork…) nous offre Edder & Bile, son quatrième album. 

L’album commence sans aucune forme de délicatesse avec Morgue Ritual. Des grognements terrifiants, puis une avalanche de blast beat. Les riffs sont rapides et efficaces, tout comme les cris et les leads Death Metal. Le groupe accueille Jeff Becerra (Possessed) sur Circle of Morbidity, et on sent que la rythmique se fait plus vicieuse, mais également plus propice au mosh. La combinaison des deux voix fait mouche, tout comme sur Feed the Pigs, morceau enregistré avec Kam Lee (Massacre, ex-Bone Gnawer, ex-Death…). Le titre combine violence pure avec des tonalités groovy et lourdes, tout en gardant ces sonorités brutes. On retrouve à nouveau ces harmoniques empruntées au Black Metal pour Final Fight, mais la base pioche également dans le Death pour appuyer avec force cette noirceur. La rythmique effrénée de Deathmachine frappe ensuite, et le titre a de bonnes chances de vous faire remuer la tête, que ce soit dans une petite salle ou devant vos enceintes.
La rage ne semble pas s’apaiser avec Reborn, un titre furieux qui propose tout de même quelques parties légèrement plus ambiantes avant de revenir à de la violence pure, puis c’est The Pestilence qui frappe. Le morceau est très axé sur des patterns Old School, qui compte à nouveau énormément sur cette batterie qui use d’une double pédale ultra-rapide pour convaincre. Edder & Bile, le titre suivant, joue sur des riffs mystérieux et très accrocheurs, ainsi qu’un refrain simple mais entêtant avant que la vague de violence ne reprenne. On remarque l’imposant son de basse sur Years of Nothing ainsi que ce groove prenant qui nous donnent envie de nous rentrer dedans sans modération avant d’entamer le dernier morceau. Intitulé Let Me Burn, il regroupe les riffs oppressants du Death Metal, ainsi qu’une ambiance très Black’n’Roll, en faisant un morceau assez accessible, mais qui colle sans mal à l’identité extrême du duo. 

Le retour de Cadaver est marqué par un très bon album, à la batterie surpuissante. Piochant à la fois dans le Black, le Death, des tonalités Old School et de l’énergie pure, il saura atteindre son public en attendant de pouvoir écouter le groupe sur scène !

85/100

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