Review 112 : Loudness – Rise To Glory

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Vous allez finir par croire que j’ai une obsession pour ce pays, mais quand les légendes du Heavy Metal japonais, Loudness, sortent un nouvel album, il en va de mon devoir de l’écouter.

Fondé par Akira Takasaki (guitare) en 1981 avec l’aide de son ami Munetaka Higuchi (batterie), ils sont rapidement rejoints par Masayoshi Yamashita (basse) et Minoru Niihara (chant). Le line-up changera un peu (dont un passage d’un an avec Taji Sawada, ex bassiste d’X Japan décédé en 2011), notamment avec le départ puis retour de Masayoshi, Munetaka et Minoru, mais Akira gardera le contrôle du groupe. En 2008, le décès de Munetaka frappe la formation, et ils recrutent Masayuki « Ampan » Suzuki pour le remplacer. Le groupe fait partie des plus prolifiques, puisqu’ils sort trente et un albums studio (sans compter les versions anglaises de certains) ainsi que huit albums live, dont parfois plusieurs la même année. Le dernier en date, Rise To Glory, vient de sortir, et il s’inscrit dans la tradition du groupe : un Heavy Metal travaillé et aux riffs qui n’ont pas d’âge.

Loudness - Rise To Glory

L’album débute par 8118, une composition instrumentale avec des claviers et une rythmique distante qui nous laisse entrevoir la capacité que possède le groupe de surprendre en permanence. Mais revenons à un Heavy Metal plus traditionnel comme on l’attend tous avec Soul On Fire ! Ce morceau va probablement rassurer les fans sur la voix de Minoru Niihara : le chanteur n’a absolument rien perdu et son timbre sert toujours aussi bien les rythmiques endiablées des japonais. Quelques effets lors des harmoniques intriguent un peu, mais on se laisse facilement aller au headbang, alors que sur I’m Still Alive c’est presque une obligation. La vélocité des riffs et des parties lead font en sorte qu’elle s’incruste dans votre esprit avant de disparaître au loin. Go For Broke revient sur des sons plus traditionnels, et les harmoniques permettent de rythmer ce titre, qui prend parfois un son clair pour se mêler à la basse avant un refrain motivant.
Until I See The Light débute avec une partie lead acoustique qui gagnera finalement en saturation avec une basse saccadée qui amène lentement la rythmique. On pourrait presque qualifier le titre de Power Ballade grâce à la tranquillité qui s’en dégage. The Voice revient sur un registre un peu plus puissant, tout en jouant sur un peu de technicité au niveau des riffs, malgré des passages en son clair, mais c’est avec le solo que le titre décollera réellement, bénéficiant alors d’une dimension plus aérienne. Quelques racines Speed donneront à Massive Tornado un aspect brut, alors que Minoru use des plus hautes notes qu’il peut atteindre pour nous motiver à suivre le groupe. Le break qui intervient au milieu du titre permettra de relancer l’assaut plus efficacement.
Alors que son titre évoque tout autre chose, Kama Sutra est une composition instrumentale qui alterne un son Heavy/Blues avec des effets planants voir même psychédéliques, avant de laisser la place à Rise To Glory, le titre éponyme de l’album. Cette composition reprend tous les éléments qui ont fait la popularité de Loudness au fil des années, des riffs tranchants à souhait et une voix identifiable dès les premiers mots, tout en restant dans le plus pure tradition du Heavy Metal avec quelques choeurs, pour finalement terminer sur un solo. Le groupe enchaîne directement avec Why And For Whom, un autre titre qui aurait pu voir le jour il y a des décennies. Sa rythmique rapide et puissante amènent particulièrement bien son refrain, qui fait partie des plus entrainants de l’album.
Si No Limits sera moins marquante, elle plaira sans aucun doute aux fans du style, mais manquera pour moi de réelle identité, sauf au niveau de la voix, qui s’améliorera rapidement. Rain, la véritable Power Ballade de l’album, ne m’avait absolument pas séduite à la première écoute. Lente, pas vraiment lourde, mais surtout longue. Cependant, c’est un véritable univers complet que le groupe nous présente avec cette composition, et il vaut vraiment le coup. Loudness a choisi le meilleur morceau, avec un final en apothéose pour clore cet album. L’édition limitée contient également un titre bonus, Let’s All Rock. Un peu différente de ce que le groupe joue d’habitude, mais ce titre ne fera pas défaut à la réputation des japonais en nous donnant envie de taper du pied.

Alors que j’entendais partout que la créativité de Loudness allait s’épuiser, je vous affirme que ce n’est pas pour tout de suite. Les quatre japonais piochent dans le passé pour faire du neuf, et l’album tourne tout seul. Rares dans nos contrées, les légendes du Heavy venues du pays du Soleil Levant nous avaient offert une courte demi-heure d’histoire au Hellfest 2016, mais c’est une véritable tournée que l’on attend à présent en Europe !


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