Live Report : Motocultor 2019 – Day 2

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Deuxième journée de ce Motocultor Festival 2019, et ce sont des nuages menaçants qui nous accueillent. Mais peu importe, nous allons braver les éléments, car les groupes nous attendent !

Point important: de la pyrotechnie est annoncée pour Watain, interdisant l’accès au pit photo.

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Le premier groupe à entrer en scène aujourd’hui sur la Dave Mustage est Mars Red Sky, un trio français. Le premier titre attirera quelques curieux, alors que les amateurs du groupe sont déjà conquis. Le Stoner gras et lent de la formation se laisse écouter, et ce sont des lumières rouges qui entourent les musiciens. “Merci a tous! On a dormi au camping c’était cool!” ironise Jimmy Kinast (chant/basse). Et le deuxième morceau démarre par les riffs de Julien Pras (chant/guitare), accompagné des frappes de Mathieu Gazeau (batterie). Des accents Blues s’invitent aux compositions des français, et l’assemblée grossit légèrement. Les deux voix se mélangent et emportent les présents pendant le court set du trio, qui sera chaleureusement applaudi.
Setlist: Way to Rome – Collectors – Hovering Satellites – The Light Beyond – Apex III – Strong Reflection

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On passe à la Supositor Stage qui n’est probablement pas prête pour ce qui va se passer. Les biélorusses d’Extermination Dismemberment entrent un par un et lorsque la rythmique démarre, la fosse suit immédiatement en ouvrant le premier pit de la journée. Vladislav Martirosov (chant) observe alors le public en hurlant d’une voix incroyablement puissante, alors que Viktor Kanashevich (basse), Arseny Kovalchuk (guitare/choeurs) et Denis Poluyan (batterie) se déchaînent sur leurs instruments. “We are Extermination Dismemberment, are you with us?” demande le chanteur avant que les riffs ne repartent. Arpentant la scène de long en large, il motive une fosse déjà bien en forme. “Are you still alive? Show me what you’ve got!” hurle t il alors qu’un break pachydermique s’abat sur l’assemblée. Le groupe prend à peine quelques secondes pour souffler, permettant au chanteur de haranguer ceux qui ne seraient pas encore décidés. “You know the fucking rules! When the music starts, you destroy!” ordonne t il. Et c’est en effet un wall of death, suivi d’un circle pit qui entamera le sol de cette petite scène, alors que les musiciens headbanguent comme si leur vie en dépendait. Et cette énergie sera la même du début à la fin, que ce soit dans le pit ou sur scène !

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Retour sur la scène principale pour un peu de Hard Rock à tendance Stoner qui débute par un énergique “We are Mustasch from Sweden!” lancé par Ralf Gyllenhammar (guitare/chant), et qui commencera à dynamiser la foule. Les frappes de Robban Bäck (batterie) combinées aux mimiques de Mats Stam Johansson (basse) et aux riffs du frontman et de David Johannesson (guitare) font instantanément mouche, et c’est une joie de vivre intense qui anime la scène. Dans la fosse, ça danse, ça profite, quelques spectateurs headbanguent, et observent les musiciens qui prennent un plaisir fou. Le chanteur arrosera la fosse de Jack Daniels avant de le poser sur un retour pour continuer à jouer, et le bassiste ira voler une gorgée avant de se faire gronder par le propriétaire, ce qui amuse énormément l’ensemble des spectateurs. Mais au delà de la dose de fun et du charisme évident des musiciens, les compositions des suédois sont taillées pour la scène, et ça se sent. Que ce soit sur l’émotive Thank You For The Demon (pendant laquelle le chanteur lâchera sa guitare et terminera d’ailleurs à genoux à côté des retours) ou pour des morceaux plus pêchus, le public est emballé.

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C’est juste avant le début du set d’Au Dessus que la Massey Ferguscène se remplit, et dès l’arrivée des musiciens, on sait que le show sera excellent. Si le son nous transperce littéralement, les hurlements viscéraux de Mantas (basse/chant) nous ramènent sur terre, et les lumières ensorcelantes qui accompagnent les riffs de Simonas et Jokūbas (guitares) sont tout bonnement mystiques. A l’arrière de la scène, et juste devant le backdrop à l’effigie du groupe, les frappes de Džiugas (batterie) rythment ce rituel qui n’a de cesse d’évoluer visuellement. Pas un mot entre les titres, mais plutôt un enchaînement qui permet de ne pas rompre ce sublime océan de noirceur qui s’abat sur nous. Quand au public, il est conquis, headbanguant avec les musiciens qui prennent à peine quelques secondes de répit pendant les samples intermédiaires, mais ce concert planant et aérien restera dans les mémoires.
Setlist: I – VII – III – X – VIII – XI – XII : End Of Chapter

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Changement brutal d’univers avec un groupe de Punk/Rock français qui monte sur la Dave Mustage avec un énergique “Salut le Motocultor ! On s’appelle Not Scientists !” et qui envoie directement un premier riff énergique. Au centre, Ed (guitare/chant) essaye de motiver une fosse qui semble endormie, mais qui va progressivement suivre le mouvement. Remuant sans cesse, Jim (guitare/chant) et Thibault (basse) haranguent la fosse pendant que Le Bazile (batterie) donne cette petite patte motivante avec des frappes enjouées. Remerciant la fosse, les lyonnais parviennent même à déclencher un petit pit amusé et réactif à leurs ordres.

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Retour sous la Massey Ferguscène pour accueillir l’univers psychédélique et prenant de 1000mods. Ne connaissant que de nom la formation grecque, je me laisse emporter par la basse ronronnante et le chant de Dani G (basse/chant), mais aussi par les harmoniques parfois tranchantes de Giannis S et Giorgios T (guitares), qui ajoutent au son gras un petit côté à mi-chemin entre du Stoner et du Post-Metal. Le bassiste se rapproche souvent du fond de la scène pour rejoindre son camarade Labros G (batterie), totalement déchaîné, qui matraque ses fûts. “Hey Motocultor, thank you!” lance alors le frontman en reprenant son souffle. Et si les morceaux sont longs, ils passent comme si de rien n’était, aidés par des lumières qui mettent autant en valeur une rythmique lourde que des leads perçants, ce qui en fait une excellente découverte pour ma part.
Setlist: Loose – Super Van Vacation – Vidage – 7 Flies

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C’est à présent une fosse pleine à craquer qui attend patiemment le show de Death Angel, et c’est une tranche d’énergie pure sauce Thrash Metal qui nous attend. Avec un charisme et une volonté démentiels, Mark Osegueda (chant) dynamise la foule en un instant, sous les harmoniques acérées de Rob Cavestany et Ted Aguilar (guitares). Et si les deux guitaristes s’amusent à poser sur scène pendant que les slammeurs s’en donnent à coeur joie, Damien Sisson (basse) n’est pas en reste, puisqu’il harangue la foule en compagnie du chanteur, sous les frappes millimétrées de Will Carroll (batterie). “Thanks Motocultor!” hurle le frontman alors que le morceau suivant part déjà, toujours avec cette même énergie vindicative et pure. N’ayant jamais été grand amateur de Thrash Metal, je ne peux leur enlever cette puissance scénique, qui m’a tout de même fait apprécier leur prestation !
Setlist: Thrown to the Wolves – Claws in So Deep – Voracious Souls – The Moth – The Dream Calls for Blood – The Ultra-Violence / The Pack – Humanicide

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On retrouve la petite Supositor Stage pour le show de Tribulation, visiblement assez attendu par les festivaliers. C’est Oscar Leander (batterie) qui monte sur scène le premier, et qui attend sagement derrière ses fûts, suivi de près par le sombre Adam Zaars (guitare), l’énigmatique Jonathan Hultén (guitare) et le glacial Johannes Andersson (basse/chant). Le coup d’envoi est donné, et la folie s’empare de la scène, menée par les hurlements de Johannes et les mouvements désarticulés d’un Jonathan survolté qui arpente déjà la scène voilé en se courbant tout en jouant. Plus mesuré, Adam scrute cependant la foule, et il n’hésite pas à grimacer pour haranguer les festivaliers, qui se laissent sans mal prendre au jeu des suédois. Après un rapide “thank you!”, les musiciens reprennent, toujours avec ce son parfait aussi psychédélique et sombre que lourd et entraînant. Assurant un visuel parfait grâce à leur excellent maquillage, les guitaristes se mettent en avant et alignent leurs riffs avec un professionnalisme incroyable, tout en observant la fosse. “Are you guys up there? Go!” hurle le frontman, déterminé à observer un peu de mouvement dans une assemblée contemplative. Et si en effet quelques séances de headbang se lancent ici et là, la violence n’était clairement pas le maître mot de ce très bon concert ! Sauf lorsque les slammeurs visiblement éméchés ont commencé à être insistants…
Setlist: Melancholia – The Lament – The Motherhood of God – Cries From the Underworld – The World – Strange Gateways Beckon – Lacrimosa

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On retourne sur la scène principale pour l’un des poids lourds du Death Mélodique, les suédois de Soilwork ! Et dès le premier titre, c’est une furie sans nom qui habite les musiciens. Entre l’avalanche de blasts de Bastian Thusgaard (batterie), les hurlements ravageurs alternés avec un chant clair parfait de Björn “Speed” Strid (chant) et les riffs des musiciens, on frôle l’excellence ! Sylvain Coudret et Simon Johansson (guitares) n’hésitent pas un seul instant pour s’avancer sur les retours sous les lumières explosives pendant que Rasmus Ehrnborn (basse) et Sven Karlsson (claviers) assurent une dose de lourdeur qui colle avec la rapidité de la musique du groupe. “Are you with us Motocultor?” hurle le frontman avant de reprendre sur un hurlement viscéral, qui aura raison de ma nuque. Vous l’aurez compris, je suis déjà conquis par la prestation du groupe qui livre ici un concert surpuissant qui motive la fosse des premières notes jusqu’à la dernière, piochant dans leur large discographie. Les quelques interventions du frontman sont saluées par la foule, mais dès que la musique reprend, les esprits s’échauffent à nouveau, et l’assemblée explose littéralement, surtout sur la dantesque Stabbing The Drama, devenue depuis des années déjà l’hymne de la formation.
Setlist: Arrival – Nerve – Full Moon Shoals – The Living Infinite I – The Akuma Afterglow – Drowning With Silence – The Phantom – The Ride Majestic – Stabbing the Drama – Stålfågel

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L’univers est clairement à l’opposé, mais l’intensité est la même sur la deuxième scène puisque c’est le Stoner de Kadavar qui démarre avec une lourdeur pachydermique. Au centre, Christoph “Tiger” Bartelt (batterie) matraque littéralement son instrument les cheveux au vent, pendant que Simon “Dragon” Bouteloup (basse) assure un groove entraînant et que Christoph “Lupus” Lindemann (chant/guitare) ajoute cette touche psychédélique à une rythmique très lourde. Le trio headbangue en jouant avec une énergie phénoménale, et on peut sentir à leur implication qu’ils ont bien évolué depuis la première fois où j’ai eu la chance de les voir, il y a six ans. Les lumières sont en parfaite adéquation avec ce son chaud et captivant que les allemands jouent, et les pauses sont rares. “Alright”, lâche enfin le frontman. “This song is from the last album…” murmure-t-il alors que l’introduction de Into The Wormhole ne démarre, saisissant à nouveau l’assemblée entière. Et le concert continue, avec toujours plus de magie dans ces riffs qui nous font bouger sans même que l’on s’en aperçoive, alternant des classiques que l’on hurle à plein poumons comme Die Baby Die, et des morceaux plus planants tel un Come Back Life. Un vrai plaisir.
Setlist: Skeleton Blues – Creature Of The Demon – Doomsday Machine – Into the Wormhole – Goddess of Dawn – Living in Your Head – Die Baby Die – Come Back Life – All Our Thoughts

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Nouvelle leçon de Death Mélodique sur la Dave Mustage avec l’arrivée en grande pompe d’Hypocrisy, visiblement déterminés à nous prouver leur statut de légende vivante. Sans jamais s’arrêter de headbanguer, Mikael Hedlund (basse) et Tomas Elofsson (guitare) alignent une rythmique parfaite pendant que Peter Tägtgren (chant/guitare) hurle sous la mitrailleuse campée derrière les fûts, j’ai nommé Horgh (batterie). Et dès le premier morceau, la fosse est totalement sans dessus dessous, profitant à la fois du growl du chanteur, comme de ses hurlements stridents. Le deuxième titre s’enchaîne au premier avec une facilité déconcertante, et c’est à nouveau la violence dans sa forme la plus pure qui agit, à la fois sur scène que dans la fosse, alors que la pluie commence à tomber sur le site. On ralentit légèrement pour End Of Disclosure, reprise à pleins poumons par la foule après un “Thanks for having us, it’s good to be back!”. Et c’est après ce morceau emblématique qu’est Adjusting The Sun (et qui provoquera des courbatures à la nuque de beaucoup) que le sieur Tägtgren nous annonce le nouvel album de la formation ! “It’s gonna be brutal!” lâche t il. “But not now! Now it’s time for Eraser…”. Et le morceau démarre, emportant tout sur son passage. Je vous avoue ne pas avoir vu beaucoup la scène sur ce morceau, tant la tentation du headbang était forte, mais le cri introductif de Warpath était également d’une puissance à s’en décrocher les cervicales. Le show a continué, sans réelle surprise au niveau de la setlist, mais avec de la magie, de la puissance et de la maîtrise comme il fait bon d’en voir de nos jours.
Setlist: Fractured Millennium – Valley of the Damned – End of Disclosure – Adjusting the Sun – Eraser – Warpath – Fire in the Sky – The Final Chapter – Roswell 47 – Deathrow (No Regrets) (sur bande)

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Il est temps de braver la pluie battante pour aller voir une autre légende, Gaahl’s Wyrd. Et malgré la météo, la formation norvégienne monte sur scène et entame un set qui sera à la fois pénible vu les trombes d’eau qui s’abattent sur nous, mais également plus dantesque car les éléments déchaînés donnent une saveur particulière au Black Metal hurlé par Gaahl (chant). Cette musique incisive ne décourage pourtant pas la foule, qui se masse en nombre pour profiter des riffs noirs joués par des musiciens qui assurent malgré la tempête un concert incroyable, mais qui aura raison d’un retour, ce qui écourtera le concert du maître.

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Retour à l’abri pour assister à ce que j’appellerai une réelle débandade. Avant même que NOFX ne soit sur scène, des slammeurs, visiblement avinés à la vue de leur démarche en revenant dans la fosse, se lancent en direction de la sécurité. Les membres du groupe arrivent, avec un Fat Mike (basse/chant) en… robe, comme à son habitude. El Hefe (guitare/chant) hurle un “Today it’s the day of the damned!” repris par le frontman avec un “He is trying to say “hello!””, qui amusera tout le monde. Eric Melvin (guitare) reste calme en attendant ses camarades, et lorsque le coup d’envoi est enfin donné, le Punk/Rock des californiens s’abat sur la Dave Mustage, sous la rythmique pourtant carrée d’Erik Sandin (batterie). Et si les blagues pleuvent autant que les nuages à l’extérieur, que les membres reprennent Aux Champs Elysées et que les membres ont la volonté de s’amuser, je reste de marbre face à cette prestation, qui s’achèvera par un “Mes amis mes amours les enfants… je ne t’aime pas ! Bonsoir !” de la part d’un Fat Mike épuisé.

 

C’est donc sous la pluie que l’on attend Watain, qui souffre d’un lourd retard suite au décès du retour lors du show précédent. Pas de pyrotechnie donc, car un manque de temps évident, mais pourtant le show aura bien lieu ! C’est à la hâte qu’Erik Danielsson (chant) et ses compères entrent en scène avec tout de même un trident enflammé dans le fond de la scène, et quelques bougies. Mais le frontman tiendra tout de même à célébrer son rituel avant un Nuclear Alchemy incisif, qui ravira les fans. Pour ma part, c’est à l’abri que j’entendrai la suite du concert, qui semblait d’une puissance effroyable, mais on ne peut lutter contre les éléments. Ce n’est que partie remise.
Setlist: Underneath the Cenotaph – Nuclear Alchemy – Total Funeral – The Child Must Die – Furor Diabolicus – Sacred Damnation – Malfeitor – Towards the Sanctuary – Stellarvore

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Dernier concert de la journée, Turbonegro, le plus fun des groupes de Punk est sur le point de monter sur scène. A nouveau la tente est pleine, et le retard se fait à nouveau sentir, mais nous retrouvons Happy Tom (basse), Euroboy (guitare), Rune Rebellion (guitare), Tommy Manboy (batterie), Crown Prince Haakon-Marius (claviers) et The Duke Of Nothing (chant) pour une heure de folie, de refrains entrainants, de folie à nouveau, d’énergie et… de folie. Mais si les costumes des musiciens semblent parfois grossiers et exagérés, ils savent ce qu’ils font et leurs morceaux sont diablement fédérateurs ! “How are you doing? Comment ça va?” lance le chanteur avant de reprendre avec une énergie que je ne saurais expliquer, tant la fatigue me pèse. Mais eux sont à fond dans leur musique, et même si leur univers musical ne me sied pas, c’est toujours plaisant à constater !

 

Si pour ma part cette première journée s’est terminée en demi-teinte à cause de la pluie, je n’ai (presque) pas été déçu des prestations de la journée ! Malgré la pluie, le retour est rapide, et le sommeil me gagne presque dès mes rangers enlevées, ce qui n’est pas plus mal puisque la journée du lendemain s’annonce également chargée !

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