Review 198: In Tenebriz – Bitter Wine of Summer

Entre désespoir et mélancolie, In Tenebriz surgit à nouveau des ténèbres.

Créé en 2005 par Wolfir (chant/tous instruments, Chertopolokh) en Russie, c’est aujourd’hui Bitter Wine of Summer, le douzième album du one-man band de Doom/Black Ambiant qui nous est présenté par Grimm Distribution.

L’album démarre par With a Taste of Wormwood, une composition instrumentale à la fois sublime et douloureuse. Les riffs sont magiques, la rythmique conserve cette touche mystérieuse et sombre, mais les harmoniques parlent d’elles-mêmes. Les hurlements reviennent pour Bitter Wine of Summer, un morceau qui reste dans cette trame douce et hypnotique, mais également lancinante et aérienne. Passant d’un son clair à une saturation déchirante, la rythmique éclate de part en part, nous faisant entrer peu à peu dans l’univers du groupe, qui continue avec Into Crimson Oblivion. Beaucoup plus agressive mais également très déchirante, la composition s’axe sur une guitare lead torturée. Le break en son clair ne fera que renforcer les émotions que le musicien insuffle en permanence à ses créations. L’introduction de Stellar Dust possède un côté magique qui séduit immédiatement, en plus d’une progression efficace. L’atmosphère du morceau reste cohérente à celle de l’album entier, mais… ce titre est particulier, mêlant des influences diversifiées et complémentaires au service d’une mélodicité glaciale.
Grass Still Remembers Your Trace développe à nouveau une atmosphère mélancolique et aérienne grâce à une rythmique lourde et un son pénétrant sur cette courte mais intense instrumentale. On passe à Heart In The Pattern Of Roots, un titre dont l’introduction laisse présager une rythmique plus solide. Et ce sont en effet les aspects Black Metal qui nous agressent, déversant à la fois leur peine et leur folie en cascade. L’album continue avec la déchirante The Birth Of August et ses mélodies noires. Les hurlements sont placés de manière à ce que l’auditeur soit happé par le son puis lacéré de toutes parts grâce à ces cris. On sent également une certaine violence qui n’était pas présente dans les autres morceaux, notamment grâce à une voix plus caverneuse. Dernière composition, Let The Night Do The Talking joue sur des sonorités mystiques. Des claviers en arrière plan, des notes qui résonnent, et une progression prenante, qui atteint une apogée presque libératrice sans aucune violence.

A la fois inspiré et inspirant, Bitter Wine of Summer est une preuve de constance chez In Tenebriz. Le maître à penser n’est jamais à court d’inspiration, et dévoile titre par titre des atmosphères à la fois similaires en terme de noirceur, mais également différentes. Violence, peine, douleur et réflexion sont au programme de cet excellent album.

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