Review 1304 : The Halo Effect – Days of the Lost

The Halo Effect, c’est une histoire de vieux amis.

Bien que le groupe ne se forme qu’en 2021 en Suède, Mikael Stanne (chant, Dark Tranquillity, Grand Cadaver, ex-Hammerfall), Jesper Strömblad (guitare, Ceremonial Oath, Cyhra, ex-In Flames, ex-Hammerfall, ex-The Resistance…), Peter Iwers (basse, Fleetburner, ex-Cyhra), Niclas Engelin (guitare, Engel, We Sell the Dead, ex-Passenger) et Daniel Svensson (batterie, ex-Sacrilege), tous anciens membres d’In Flames, gravitent dans la scène suédoise depuis des années. Le groupe signe chez Nuclear Blast, puis annonce la sortie de son premier album, Days of the Lost.

L’album débute avec Shadowminds qui nous dévoile peu à peu ses riffs accrocheurs et ses leads entêtants, puis les hurlements sauvages rejoignent le mélange. On constate rapidement que l’alchimie est naturelle, laissant les influences des musiciens se répondre avant que Days Of The Lost ne vienne proposer des patterns plus dynamiques. On retrouve bien évidemment des mélodies qui nous semblent familières, mais la rage du vocaliste leur donnent une nouvelle vie, puis The Needless End vient intégrer une part de mélancolie à la rythmique. Les éléments plus agressifs s’apaisent sans mal face aux mélodies planantes, qui laisseront également place à Conditional et son groove accrocheur. Les riffs solides et travaillés ralentissent légèrement pour se simplifier lors du refrain, laissant le groupe injecter quelques samples, tout comme sur In Broken Trust et ses influences mystérieuses. Les leads entêtants éveillent rapidement notre curiosité tandis que la rythmique explosive frappe, aidée par une voix massive, qui se changera en chant clair sur le refrain. L’album continue avec Gateways, une composition plus lancinante dont la douceur se brisera lentement pour devenir une noirceur hypnotique aux influences aériennes, en particulier sur ces leads transcendants. Le contraste avec les parties vocales torturées est bluffant, puis A Truth Worth Lying For prend la suite en renouant avec l’agressivité brute et les patterns saccadés tout en plaçant habilement un peu de chant clair envoûtant. Les deux éléments cohabitent à merveille, tout comme sur Feel What I Believe, une composition qui sait à la fois être extrêmement énergique et accrocheuse, mais aussi plus douce dans les parties lead plus entêtantes. La rythmique solide nous conduit à Last Of Our Kind, un titre qui nous laisse respirer avec son introduction sombre avant de nous écraser sous des riffs vifs et lourds. On retrouvera les orchestrations mélancoliques sur les refrains ravageurs, avant d’accueillir Matthew Kiichi Heafy (Trivium, Ibaraki) pour une intervention saisissante avant que The Most Alone ne vienne refermer l’album. On notera sur ce dernier titre une touche beaucoup plus pessimiste, que ce soit dans les mélodies ou la rythmique entraînante, laissant le chant magnifier cette mélancolie.

A l’annonce de la création du groupe, j’ai immédiatement été conquis. The Halo Effect réunit les éléments les plus accrocheurs, les mélodies les plus intenses et la rage la plus efficace de deux groupes que j’adore. Days of the Lost va tourner en boucle longtemps, très longtemps…

95/100

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