Review 1419 : Obsidious – Iconic

Obsidious révèle son premier album.

En 2020, Linus Klausenitzer (basse, Eternity’s End, Alkaloid), Sebastian Lanser (batterie) et Rafael Trujillo (guitare) quittent Obscura et lancent le projet. Rejoints par Javi Perera (chant, Juggernaut), le groupe signe chez Season of Mist et annonce la sortie d’Iconic en 2022.

C’est avec Under Black Skies que le groupe débute son album, mêlant immédiatement technicité et rage sur un tempo élevé, accompagné de quelques orchestrations et de hurlements massifs. Le chant clair trouve également sa place sur les refrains, avant que le groove revient frapper en compagnie de parties lead aériennes, puis Sense Of Lust vient nous écraser avec des riffs lourds, dont ce son de basse pesant. Les tonalités sombres se mêlent aux parties vocales martiales pour créer une atmosphère majestueuse mais oppressante, avant qu’Iconic ne renoue avec la rapidité, laissant les musiciens nous dévoiler leur talent. Le chant clair est également de retour, et il dominera le morceau tout en laissant parfois les hurlements intervenir avant de nous guider sur Bound By Fire et ses leads entêtants. Le morceau mélange lourdeur, rapidité et maîtrise poussée à l’extrême tout en présentant des éléments Djent, tout comme sur Iron & Dust, qui sait également placer des éléments plus doux entre deux explosions de violence brute. Le morceau profite d’harmoniques saccadées pour laisser sa base accrocheuse s’exprimer avec un groove ravageur, tout comme sur la longue et lourde I Am, qui mélangera les éléments les plus agressifs du groupe avec des patterns saccadés et des touches plus modernes, comme les samples. Les parties vocales se montrent également plus diversifiées jusqu’au final apaisant, qui laissera Delusion faire exploser les influences les plus complexes. Le groupe frappera également avec des riffs puissants pour créer un équilibre avec les parties dévastatrices, puis Devotion renoue avec la quiétude pour une courte intro avant que les musiciens ne repartent à pleine vitesse, ne ralentissant que pour proposer des riffs majestueux. Nowhere prend la suite avec une recette similaire qui offre un certain équilibre entre les différentes racines du groupe tout en restant ancré dans une technicité omniprésente, puis Lake Of Afterlife refermera l’album avec un mélange qui conserve tous les éléments précédents, tout en ajoutant des samples planants pour créer un contraste intéressant.

Bien que le groupe soit jeune, les musiciens d’Obsidious sont loin d’être inexpérimentés et on le sent sur Iconic. L’album est long, mais il reste incroyablement riche, mêlant habilement Death Technique et Metal Progressif avec une certaine maîtrise.

85/100

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