Review 1528 : Concrete Age – Bardo Thodol

Concrete Age revient sur le devant de la scène.

Depuis 2010, le groupe mené par le musicien russe Ilia “Frosty J” Morozov (chant/guitare/instruments ethniques) relocalisé en Angleterre explore différents folklores. En 2023 et accompagné par Boris Zahariev (guitare), Giovanni Ruiu (basse) et Davide Marini (batterie), le groupe s’aventure dans le livre des morts tibétain avec Bardo Thodol, son septième album.

Hex, la première composition, nous plonge immédiatement dans cette ambiance mystique aux tonalités orientales, mais la rythmique solide ne tarde pas à venir renforcer ce son brut et groovy avant que le chant n’apparaisse. Le mélange agressif se pare d’éléments Death Metal avant de laisser des mélodies accrocheuses nous mener à Purity, un titre efficace et plus rapide qui compte également sur des ajouts Folk enjoués pour alimenter le contraste avec les parties les plus saturées. La rage refait surface sur True Believer, un titre qui offre des hurlements bestiaux pour accompagner une rythmique énergique couplée à des instruments ethniques envoûtants suivi par Threads of Fate et ses riffs saccadés auxquels les influences mystérieuses se greffent à merveille. On retrouvera également quelques leads perçants qui rejoignent la danse folle tout comme sur Trite Puti, un morceau instrumental qui mélange des éléments qui semblent relativement éloignés à première vue, mais qui se révèle très efficace. Le chant reviendra sur Lullaby for a Deadman et sa rythmique lourde, parfaite pour lancer des séances de headbang intense entrecoupées de l’apparition des sonorités entêtantes qui encadrent parfaitement les explosions de violence. Bardo Thodol, le titre éponyme, placera une introduction apaisante avant que le groove accrocheur ne revienne nous entraîner dans sa course, laissant le blast offrir des passages violents qui nous mènent à la mélancolique Ridges of Suffering et sa double pédale vive. Le groupe n’hésitera pas à nuancer sa rage avec des parties entêtantes dépaysantes avant de revenir en plein dedans avec des leads perçants, puis la lourde Thunderland pioche dans un Thrash Metal sombre pour nuancer un rythme presque festif accompagné de choeurs qui nous mènent à Bezdna Ot Ludost, la dernière composition, pour deux minutes supplémentaires d’énergie brute entre Death/Groove travaillé et parties Folk oniriques.

Le mélange atypique de Concrete Age est toujours aussi efficace. Avec Bardo Thodol, les musiciens s’attaquent à une culture assez peu représentée dans l’univers du Metal sans oublier leurs racines agressives et groovy.

85/100

English version?

Laisser un commentaire