Review 1859 : Marduk – Memento Mori

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La machine Marduk repart à l’assaut.

Créé en Suède en 1990, le groupe mené depuis ses débuts par Morgan (guitare, Abruptum, Death Wolf), accompagné aujourd’hui par Mortuus (chant, Funeral Mist, DomJord, Triumphator) et Simon “Bloodhammer” Schilling (batterie, At the Grave, Eucharist, ex-Belphegor, ex-Panzerchrist) sort Memento Mori, son quinzième album, chez Century Media Records.

Les parties de basse ont été enregistrées par Mortuus ainsi que Devo Andersson (Overflash) et Joel Lindholm (In Aeternum, Stålvargar, ex-Ondskapt, ex-Undergång), les précédents bassistes du groupe. Ce dernier a été exclu du groupe suite à son comportement.

Un sample guerrier introduit Memento Mori, laissant la rythmique intransigeante venir progressivement à nous avant de nous écraser en bonne et due forme. Les hurlements morbides viennent bien vite accompagner l’assaut aux sonorités Old School, qui ne ralentira qu’avant de nous mener sur la courte et explosive Heart of the Funeral, qui redouble de fureur pour nous molester avec des riffs saccadés bien sentis. On remarque quelques leads tranchants sous la rythmique effrénée, puis Blood of the Funeral creusera une tranchée avant de nous y traîner grâce à un son dévastateur et une guitare torturée. Tout dans ce titre sent la mort et la dévastation, à commencer par ce blast quasi-ininterrompu qui nous mène à Shovel Beats Sceptre, en nous autorisant un court répit, incarné par les cris motivants introductifs. Plus lente et lancinante, la déferlante surgit en nous emportant avec elle, accompagnée par des cloches régulières qui rythment la marche sous les vociférations du vocaliste, puis le groupe revient à son énergie belliqueuse sur Charlatan, qui s’enflamme sans plus attendre. On retrouvera tout de même une partie plus calme et extrêmement dissonante qui vient tempérer cette vague de violence pure grâce à une basse lancinante, puis Coffin Carol prend la suite avec une approche tout aussi destructrice et rapide. Les riffs impénétrables offrent toujours quelques leads plus tranchants, mais le groupe relance la machine avec une coupure nette et une reprise avant que Marching Bones ne vienne apporter un nouvel instant de répit avec ses cris de douleur introductifs, suivis de près par un son puissant et accrocheur. Le refrain fédérateur rappelle les titres les plus connus du groupe, tout comme Year of the Maggot qui place une brume inquiétante avant de nous sauter à la gorge, mené par une batterie parfois assez entraînante, qui déverser également sa rage sur Red Tree of Blood, le titre suivant, dont la composition est assez similaire et qui plaira aux amateurs de violence pure du début à la fin. As We Are propose à nouveau un son plus aérien qui laisse également une place plus importante aux leads et à l’oppression pour clore l’album avec ce rire terrifiant samplé, suivi d’une dernière explosion.

Marduk reste lié à ses racines sur Memento Mori, offrant des compositions emplies de haine, de violence et de fureur que le groupe joue à pleine vitesse, et qui vous roulent dessus sans ménagement. Il va sans dire que les fans seront conquis.

90/100

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