Review 1930 : Angelus Apatrida – Aftermath

Angelus Apatrida vient nous rappeler l’importance de nos actions avec Aftermath, leur huitième album.

Depuis 2000, le groupe espagnol composé de Guillermo Izquierdo (guitare/chant), José J. Izquierdo (basse), David G. Álvarez (guitare) et Víctor Valera (batterie/choeurs) joue du Thrash, et ça s’entend ! L’album sort chez Century Media Records, label qui les suit depuis de nombreuses années.

Dès le premier titre, Scavenger, le groupe frappe fort avec son mélange de blast, de riffs tranchants et de parties vocales puissantes tout en restant accrocheur. La violence sied parfaitement à leur style agressif et saccadé qui ralentit un peu sur Cold, laissant quelques leads plus aériens se coller aux riffs entraînants, pendant que la voix principale, parfois rejointe par quelques choeurs, nous offre une diversité intéressante. Les refrains sont assez doux, créant un contraste avec les parties plus brutes comme le break, puis le groupe accueille Jamey Jasta (Hatebreed) pour donner une vibe plus Hardcore à Snob, restant dans une approche Old School et la rendant parfaite pour une séance de headbang furieuse. Fire Eyes propose une introduction assez inquiétante avant de revenir dans des tonalités plus lourdes et groovy en compagnie de Pablo García (WarCry) aux guitares, ponctuant sa charge de sonorités mystérieuses, puis Rats reste dans les patterns vifs empruntés aux racines du style pour s’assurer une rythmique explosive. On retrouve tout de même quelques ralentissements, puis To Whom It May Concern s’ouvre avec quelques notes planantes et apaisantes, qui seront écrasées par la puissance de feu des musiciens, mais qui resurgissent parfois sur ce très long titre. Le groupe adopte quelques accents Heavy sur Gernika, notamment au niveau de ces refrains fédérateurs entourés de riffs efficaces qui accentuent chaque élément, comme lors de ces solos effrénés. Le final nous laisse respirer, puis I Am Hatred repart à toute allure avec sa rythmique énergique surmontés de cris perçants, où les membres ne se privent pas de faire honneur à la branche américaine du genre. What Kills Us All accueillera Sho-Hai, un rappeur avec l’aide duquel ils vont donner une teinte plus vindicative à leur musique, le laissant poser un passage en espagnol pour réanimer le Crossover avant que Todd La Torre (Queensrÿche, Bad Penny) ne les encourage à proposer une touche de Prog sur Vultures And Butterflies, la dernière composition, ce qui reste toutefois très cohérent avec ce que le groupe déploie.

Aftermath est bien évidemment infusé du Thrash agressif et imposant d’Angelus Apatrida, mais le groupe ne se contente pas de rester dans son style, osant l’apparition de guests d’univers différents pour ajouter une touche de diversité intéressante. Le pari est réussi !

90/100

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