Review 1974 : Maelføy – Failures Fears and Forgiveness

Maelføy a bien évolué depuis son premier EP.

Créé en 2017 en Allemagne, le groupe composé de Marne Büch (chant), Lukas Meyer (guitare), Lars Riedel (guitare), Christopher Maaß (basse) et Martin Schiwy (batterie) étend son univers avec Failures Fears and Forgiveness, son deuxième album studio, qui sort en 2023.

Après une introduction entre les grésillements d’un compteur Geiger et quelques claviers modernes, le groupe attaque avec Fear, une composition partagée entre la mélancolie des leads et la puissance brute des riffs saccadés. Chant saturé, rappé et clair se mêlent pour créer une diversité accrocheuse pendant que la rythmique change, avant d’accueillir le groupe américain Wake Up Hate pour donner à Finding Forgiveness sa touche accessible alors que les musiciens se déchaînent, créant un duo naturel. Les claviers entêtants se greffent tout aussi habilement aux parties énergiques en nous menant à Heroes, où le chant clair adoucit les riffs massifs, alimentant à nouveau le contraste qui s’ancre à nouveau dans des tonalités nostalgiques des guitares. Le final renoue avec la rage, puis Away retrouve un groove entêtant que le groupe décide de mêler à une saturation explosive ainsi qu’à des refrains efficaces où le chant clair règne tout en conservant sa lourdeur, qui s’embrasera sans mal sur les derniers instants du morceau. Le groupe invite ses compatriotes About Monsters pour partager Monster In The Mirror et lui donner un panel plus large, alternant touche brute et refrains doux grâce à un sublime duo, puis l’approche moderne refait surface avec Darkness Dwells, qui s’écoute facilement et place des touches entêtantes ça et là, usant même de choeurs intenses. Le groupe s’essayera à la quiétude pure avec Borrowed Acoustic, une balade où la nostalgie envahit le vocaliste, seulement accompagné d’une guitare, puis la saturation reprendra ses droits sur la dansante Facing Failures, où le groupe retrouve Chaosbay, un autre groupe Allemand à l’approche plus Progressive qui se retrouve sur ce morceau collaboratif ponctué d’éruptions de fureur. Le groupe revient à sa touche intrigante actuelle sur Owe You Nothing, où les influences Trap largement représentées rencontrent le Metalcore efficace, tout comme sur Eiskaltes Blut où les deux cult