Review 2067 : Sinistrum – Infernal Dawn

Il est temps pour Sinistrum de sortir son premier album.

Après un premier EP en 2022, le groupe composé de Scott Briggs (chant, Coffin Stench, Fornicus, ex-Aeons of Eclipse…), Garrett Netto (guitare, Effigy), Timmie Ball (guitare, Abominant, ex-Sarcoma), Craig Netto (batterie, Effigy, ex-Sarcoma, ex-Abominant) et Mike May (basse, Effigy, Abominant, ex-Sarcoma) collabore avec Adirondack Black Mass et Morbid and Miserable Records pour la sortie d’Infernal Dawn.

L’album débute avec Infernal Dawn, le titre éponyme, qui place immédiatement des racines Death Metal Old School que le groupe complète avec des éléments inquiétants, puis des influences Thrash virulentes ainsi que des parties vocales féroces. La vague de puissance brute nous mène à Abomination Rising, où le groupe accentue les leads tranchants et chaotiques tout en conservant une approche agressive où la rythmique saccadée nous piétine sans mal. Les hurlements morbides nous accompagnent jusqu’à Godforsaken and Bleeding, qui propose quelques accélérations régulières pour renforcer les riffs explosifs aux pointes dissonantes que les musiciens développent avant de s’autoriser un passage légèrement plus lent et mélodieux. Les harmoniques refont surface sur Legacy in Barbarity, dévoilant des envolées aériennes entêtantes ainsi que des moments de chant clair apaisants, puis Death Omen repart dans la violence pure à pleine vitesse avant de nous proposer une marche plus lente mais toute aussi accrocheuse. Le groupe enchaîne avec Morbid Reality, un titre solide aux influences vives qui restent énergiques même lorsque les guitares criardes entrent en jeu, puis Deus Mortis fait légèrement ralentir le tempo pour proposer un son obsédant teinté de Doom inquiétant, qui se retrouve finalement exposé à une vitesse plus élevée. Grognements et sonorités sombres s’associent de nouveau sur Malicious Imprisonment, le titre suivant, pour un déferlement de sauvagerie pure et dure, mais c’est avec Hordes of Hell que les cinq musiciens renouent avec leurs influences occultes tout en les couplant à des riffs parfois enjoués. Le final massif nous conduit à Traverse the Swarm, la dernière composition, sur laquelle la mélancolie est d’abord à l’honneur avant de laisser la rythmique nous malmener une dernière fois tout en nous faisant remuer la nuque.

Le mélange Old School de Sinistrum est relativement efficace, que ce soit à pleine vitesse ou lors des parties plus mélodieuses. Les influences du groupe sont facilement identifiables sur Infernal Dawn, et l’album parlera sans mal aux amateurs de riffs solides qui s’écoutent facilement.

75/100

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