Review 3058 : Fuath – III

Fuath frappe tous les cinq ans.

Avec III, Andy Marshall (tous instruments/chant, Saor) rejoint l’écurie de Northern Silence Productions.

On débute sur une atmosphère très brute et Old School avec The Cailleach et sa touche d’abord mélancolique puis beaucoup plus froide, brutale et imposante qui nous emporte en un rien de temps dans son flot de noirceur qui ne ralentit et devient dissonant que pour laisser les grognements éthérés nous parvenir, similaire à des murmures hurlés dans ce brouillard impénétrable. L’agressivité refait surface, entraînant les rugissements avec elle entre deux vagues de calme qui rythment notre progression tumultueuse dans les ténèbres environnantes avant de retrouver quelques claviers qui annoncent la fin du titre, enchaînant après un moment de quiétude avec la virulente et plus courte Embers of the Fading Age qui explose naturellement dès ses premiers instants. La voix rauque d’Andy nous accompagne dans la fureur avant que les harmoniques perçantes ne prennent le relai, annonçant même un moment de son clair salvateur où seul le blast nous rappelle la violence qui ne tarde pas à resurgir avant de redevenir glaciale, mais aussi lancinante alors qu’elle s’évapore doucement pour faire place à Possessed by Starlight. Le musicien nous accorde à peine quelques secondes de répit avant de partir à toute allure, proposant d’abord une approche ravageuse puis plus entraînante, s’autorisant quelques touches Pagan mélodieuses ou piochant dans des influences Norvégiennes solides qui nous entraînent dans les sonorités mystiques et mystérieuses qui se développent vers la fin du titre. La rythmique se coupe d’un coup, puis The Sluagh relance la machine avec une nouvelle vague de riffs féroces accompagnés de leurs leads transcendants qui contrastent naturellement avec les moments de flottement qui s’intègrent aisément à l’ouragan qui sévit, le forçant à prendre une pause pour mieux repartir et ainsi nous emporter une dernière fois dans ses tonalités étouffantes soutenues par les claviers qui ne nous libèreront qu’une fois le bout du chemin atteint.

Bien qu’encore assez peu connu, Fuath nous offre régulièrement des ouvrages d’un Black Metal aérien et contemplatif infusés des arcanes glaciales et anciennes de son art. Le sobrement nommé III nous fait voyager autant qu’il nous captive.

95/100

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