
C’est le début d’une nouvelle ère pour Fear of Domination.
Pour ses vingt ans, le groupe mené par Saku Solin (chant, Turmion Kätilöt), Jan-Erik Kari (guitare, Survivors Zero), Lauri Ojanen (bass), Johannes Niemi (guitare) et Lasse Raelahti (claviers) sort chez Inverse Records son septième album, Katharsis, qui est également le premier avec leurs nouvelles recrues, Jessica Salmi (chant, ex-Everslave, ex-Therapist) et Anton Nisonen (batterie, Pahan Ikoni).

Alone démarre fort avec une rythmique énergique et accrocheuse sur laquelle les cris de Saku et Jessica se répondent, convergeant vers des refrains plus chantants qui s’intègrent naturellement au rythme de la composition et offrent quelques moments de respiration. Le titre reste assez simple, tout comme Dead Anyway qui démarre assez lentement avant de laisser les claviers sublimer la charge de leurs touches modernes pendant que les parties vocales dansent ensemble. Très légère accalmie avec le début de Monsters, puis les riffs saccadés prennent le relai pour nous faire remuer le crâne avec une rythmique entraînante rendue agressive grâce aux vociférations, mais aussi avec ce solo furieux qui sort de nulle part avant le dernier refrain, puis on enchaîne sur Imposter qui propose un son bien plus imposant. Choeurs et orchestrations sont de sortie tout comme les tonalités inquiétantes pour rendre ce titre assez différents des autres tout en restant dans une dynamique fédératrice, mais on change à nouveau d’ambiance pour la lourdeur et le groove de Last Words qui sera sans aucun doute l’une des prochaines armes de prédilection du groupe pour les performances live. Le refrain rentre facilement en tête alors que Primum Noce Apte se concentre sur des riffs plus virulents et infusés au Death Mélodique moderne pour nous briser la nuque, mais le titre est assez court et le break nous sort brièvement de cette rage avant d’enchaîner avec Rabbit Hole qui s’apaise un peu tout en proposant quelques passages bien entraînants comme le groupe sait faire. Le final est parfait pour motiver une fosse avant les tonalités Disco d’All as One qui nous permettent à leur tour de sautiller joyeusement pendant que le groupe s’amuse, en particulier sur les leads qui dynamisent le titre tout comme le dernier refrain, puis le groupe choisit à nouveau les éléments majestueux sur la lancinante Endgame. Le titre passe de moments pesants à parties minimalistes puis finit par rester théâtral avant que Feel ne nous envoûte grâce à une approche bien différente aussi douce qu’inquiétante et qui attendra le dernier moment pour pousser sa mélancolie à l’extrême, offrant un final saisissant.
Fear of Domination reste sur ses acquis et propose avec Katharsis des compositions comme on les attendait, toujours entre l’énergie pure et les touches dansantes. Chaque morceau est assuré de faire son effet en live, mais le groupe peine malheureusement à s’exporter.
75/100