
Virtue in Vain est lancé.
Avec ce nouvel EP intitulé Nothing Is All I Am, cette troisième sortie permet à Hywel Thomas (chant), Mason Williams (guitares) et Daniel Bryant (batterie) de marquer le début de l’année 2026.

Split ouvre les hostilités en douceur avec un sample assez motivant suivi d’une première salve de riffs féroces à bonne allure sur lesquels on remarque facilement la sauvagerie des hurlements, très bruts par rapport au mix très moderne. On enchaîne sans attendre avec Blood Eyes qui reprend ces éléments pour continuer à nous frapper en s’offrant une touche de groove sec qui accompagne les éruptions du vocaliste de leur son très lourd, en particulier sur le break, puis Between Reflections & Silence lui emboîte le pas en plaçant habilement quelques ajouts bruitistes. Je suis surpris d’abord par la douceur de ces samples ainsi que par le chant clair aux effets cybernétiques, mais ils s‘intègrent naturellement au morceau auquel succède l’agressivité pure d’Echoes qui place des tonalités répétitives sous des frappes assommantes, s’inscrivant à la fois comme un morceau épais, mais aussi et surtout très fédérateur. J’imagine déjà la foule sans dessus dessous si le groupe décide de l’intégrer à ses setlists, mais les vagues d’harmoniques laissent place à The Wit & I ou piano et choeurs féminins interviennent pour nuancer le flot agité, l’accompagnant pour tempérer son ardeur ou le brisant comme sur le passage à vide qui permet au final d’adopter des touches plus éthérées pour clore l’EP.
Entre brutalité moderne normalisée et touches plus surprenantes, Virtues in Vain trouve sa place, faisant de Nothing Is All I Am un EP court mais direct. Tous les éléments qui font la personnalité du groupe sont là, mais on en aurait aimé un peu plus pour ne pas rester sur notre faim.
70/100