
Skulld est déjà de retour.
A peine deux ans après son premier album, Pamela (chant), Monti (guitare), Rappo (guitare), Moqi (guitare), Ciufs (basse) et Teo (batterie) annoncent leur sophomore, Abyss Call to Abyss, via Time to Kill Records.

Le groupe attaque directement dans le vif du sujet avec Healing The Wound et ses leads dissonants qui complètent à merveille une rythmique brute rapidement rejointe par les cris vindicatifs de Pamela, parfois un peu en retrait. Les trois guitares provoquent un chaos dans lequel les touches Hardcore/Crust ressortent à merveille tout comme sur The Blink qui lui emboîte le pas et délivre immédiatement des patterns similaires tout aussi agressifs à tous points de vue. On retrouve un moment de flottement avant le break accrocheur qui donne envie de se battre contre tout ce qui bouge, puis on respire à nouveau un instant avant qu’Accabadora ne parte à toute allure, proposant des tonalités assez froides et presque mélancoliques sous couvert d’une violence assumée. Les harmoniques sont également plus travaillées, imposant des passages majestueux qui contrastent avec la rage que l’on retrouve sur la virulente Wear The Night As A Velvet Cloack qui enchaîne les moments de blast intense à toute allure et les rugissements bestiaux, et qui s’offre même un solo torturé. Retour à la lenteur oppressante avec Le Diable And The Snake qui propose un ton plus mesuré, plaçant des riffs solides entre deux parties plus imprévisibles où les racines Crust sont parfaitement exploitées, mais le titre est long et les changements nombreux comme le ralentissement final très progressif qui nous mène finalement à Mother Death. La rythmique saccadée refait surface et nous emporte dans son groove rocailleux qui martèle sans relâche, puis la bien nommée Drops Of Sorrow nous envahit de sa mélancolie pesante et douloureuse couplée à une rythmique lourde à souhaits, mais qui sait accélérer pour renforcer sa violence. Le final est un peu plus remuant, mais c’est finalement Sacred Fires qui prend la suite, nous hypnotisant avant de s’embraser sans prévenir, assurant une dernière tranche de rage abrasive pour clore l’album.
Tout chez Skulld appelle à la violence, et bien que le mix semble parfois un peu chaotique, il reste maîtrisé pour assurer un maximum de puissance. Abyss Call to Abyss est belliqueux et plaira sans aucun doute aux adeptes du pit.
85/100