Review 3103 : KMFDM – ENEMY

KMFDM est révolté.

Pionnier du Metal Industriel, le projet est fondé par le vocaliste et multi-instrumentiste Sascha “Käpt’n K” Konietzko en 1984. Désormais accompagné de sa compagne la vocaliste/claviériste Lucia Cifarelli, mais aussi du batteur Andy Selway et du guitariste Tidor Nieddu, le groupe annonce la sortie de son vingt-quatrième album, ENEMY, chez Metropolis Records.

Un son aérien nous présente ENEMY, le morceau éponyme de l’album, mais il est bien vite remplacé par un beat accrocheur et les parties vocales si facilement identifiables de Käpt’n K qui mène la danse avec facilité, y compris sur le break avant de laisser passer un petit solo. Le manège reprend jusqu’à nous mener à la toute aussi motivante OUBLIETTE, titre assez simple mais diablement efficace ou Lucia propose la touche douceur sur une rythmique vive et entêtante digne des plus grands night-club gothiques. L’ETAT assombrit considérablement l’atmosphère avec des riffs pesants qui contrastent avec la base dansante mais qui s’associe parfaitement avec le chant répétitif et oppressant en français, mais l’ambiance redevient plus respirable avec la sensuelle VAMPYR. Le titre est clairement taillé pour la scène, proposant un son épuré propice à des mouvements envoûtants, puis Annabella Konietzko signe sa première contribution en tant que compositrice avec la dansante YOÜ, morceau qui plaira aux amateurs d’Industrial pur. Retour des tonalités dynamiques avec l’étrange OUTERNATIONAL INTERVENTION qui revient aux racines Metal avec une rythmique frénétique, mais aussi des bruits inquiétants, tout comme A OKAY qui surprend avec des claviers rétro dignes des années 80. On notera tout de même un passage plus lourd, mais STRAY BULLET 2.0 va à nouveau nous offrir de l’étrange et inattendu avec ses riffs très groovy que j’associais plutôt au Reggae, et que je n’aurais jamais imaginé apprécier un minimum. Le son redevient un peu plus dynamique pour CATCH & KILL, titre ou la vocaliste passe d’un chant très calme à des passages accrocheurs à souhaits, puis GUN QUARTER SUE vient récupérer les metalheads avec sa saturation féroce qui sert à merveille les interventions bruitistes et autres libertés guitaristiques. Le morceau reste cependant exclusivement instrumental, puis laisse place après un dernier sursaut à THE SECOND COMING, dernier titre assez sombre et angoissant qui reste assez stable et hypnotique, exception faite d’une accélération centrale.

Je n’ai jamais vraiment beaucoup écouté KMFDM, et j’ai visiblement gâché tant de temps ! Si tous leurs albums sont aussi variés et accrocheurs d’ENEMY, j’ai visiblement d’excellentes heures qui s’offrent à moi !

75/100

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