Review 3108 : Paganizer – As Mankind Rots

Pas le temps de souffler chez Paganizer !

Le groupe mené par Rogga Johansson (guitare/chant, Carve, Dead Sun, Eye of Purgatory, Furnace, Massacre, Megascavenger, Revolting, Ribspreader…), Matthias Fiebig (batterie, Blodsrit, Carve, ex-Ribspreader), Martin Klasén (basse) et Kjetil Lynghaug (guitare, Heir Corpse One, Stass, Ribspreader…) nous a laissé à peine plus d’un an pour digérer son dernier disque qu’il revient déjà avec As Mankind Rots, son quatorzième album !

On attaque à toute allure avec As Mankind Rots, le titre éponyme qui nous charge dessus avec des racines Old School furieuses et qui ne se prive pas pour les exploiter sans nous laisser de répit autre que les mélodies accrocheuses des refrains et de rares passages légèrement plus lents. On continue après une dernière accélération sur Devoured, morceau mid-tempo par excellence pour débuter qui n’hésite pas à rendre accrocheurs ses passages les plus lents avant de laisser la batterie forcer le pas, puis qui se déchaîne sur des riffs saccadés avant de revenir aux mélodies sanglantes avec Aftermath Bleeder. Le morceau reste lui aussi ancré dans des patterns bruts et agressifs qui laissent parfois place à des leads planants, puis on lorgne vers le Death/Grind avec Only Maggots et sa rythmique effrénée qui rend certains moments chaotiques, mêlant harmoniques furieuses et rugissements bestiaux. Retour aux tonalités simples mais énergiques avec Put On Your Gasmask, titre qui ne laissera aucune chance à vos cervicales et qui propose un break fait d’une sirène samplée et de touches saccadées, puis Hollow s’oriente vers des tons plus inquiétants avant de dévoiler ses armes. Là encore, rien de révolutionnaire, mais le riffing est bon, tout comme sur A Testament to Madness qui prend la suite et nous laisse souffler quelques instants avec ses harmoniques menaçantes sur lesquelles Rogga commence déjà à rugir, renforçant la sensation horrifique avant que la rythmique lourde ne frappe, puis ne s’emballe de temps à autres. Le dernier refrain nous mène finalement à Afterworld qui se montre immédiatement plus vive et qui nous le prouvera à de multiples reprises avant de dévoiler ses leads mélodieux et entêtants, puis The Rotting End prend la suite en attaquant avec ses propres riffs, non sans nous avoir accordé un moment de relâche. Le titre n’hésite pas à abuser d’une double pédale solide pour placer ses meilleures armes, et il en sera de même pour One Way to the Grave qui – après un coup de pelle – enchaîne à bonne allure et multiplie les agressions pour finalement nous laisser sur un dernier sample, suivi de l’ultime titre Vanans Makt qui nous offre une pointe de mélancolie et l’énergie Punk de Bulten (Lastkaj 14) qui rencontre le Death Metal pour une composition… surprenante.

Reconnu dans la scène Death Metal pour sa constance en termes de sorties, Paganizer n’a pas levé le pied avec sa nouvelle signature ! Il y a comme toujours de bons riffs sur As Mankind Rots, et les connaisseurs les trouveront sans mal !

85/100

English version?

Laisser un commentaire