
Nouvel album signé Sylosis !
Depuis sa dernière sortie, le groupe anglais mené par Josh Middleton (guitare/chant, ex-Architects) a subi quelques changements : si Ali Richardson (batterie, Bleed from Within) garde son poste, Conor Marshall (Conjurer) passe de la basse à la guitare, et Ben Thomas (guitare, Venom Prison) s’est joint à la bande. Ensemble, ils sortent The New Flesh, le septième album du groupe, via Nuclear Blast.

Beneath the Surface dispose d’à peine quelques secondes avant de frapper, couplant riffs saccadés avec une touche vindicative, piochant à la fois dans le Death Mélodique et des racines Metalcore accrocheuses, notamment côté chant et chœurs. Je n’ai aucun doute sur l’efficacité du morceau en live, que ce soit sa rythmique furieuse ou ses moshparts groovy, surtout si les musiciens enchaînent avec Erased qui propose un refrain en chant clair fédérateur encadré par des riffs énergiques qui se transformeront en véritable incitation au headbang. All Glory, No Valour nous autorise un très court instant de relâche avant de lâcher sa rythmique à toute allure, proposant des racines Hardcore assez évidentes et motivantes pour ce titre court et incisif, puis on s’aventure vers la lourdeur avec Lacerations, titre parfois pesant et dissonant mais qui sait sans mal accélérer. Les deux univers se laissent naturellement la place et s’entrechoquent avant de converger vers la rage sur Mirror Mirror ou l’on retrouve cette touche brute qui, bien que soutenue par diverses harmoniques et samples, a pour seul et unique but de nous voir remuer le crâne. Le ton devient encore plus brutal avec Spared From The Guillotine qui n’hésite pas à piocher dans un Thrash plus Old School pour renforcer sa rythmique solide bourrée de leads criards, mais le titre reste lui aussi assez court, et Adorn My Throne nous offre un temps de répit bien mérité avant que le chaos ne revienne à la charge. On sent que les influences modernes se mêlent aux touches atmosphériques mais aussi que les musiciens se donnent à fond dans les parties les plus vives, alors que le titre éponyme The New Flesh vient ensuite afficher son groove massif, qu’il transforme habilement en riffs infusés au Heavy Metal agressif mais incroyablement solide. On découvre une note plus sensible sur Everywhere At Once qui lui emboîte le pas, se plaçant comme la power ballad en chant presque exclusivement clair de l’album malgré quelques envolées intenses, puis la violence refait surface avec Circle Of Swords, le titre suivant, qui laisse à nouveau la place aux rugissements pendant que la rythmique nous frappe régulièrement. Impossible de ne pas sentir que le titre est taillé pour le live, que ce soit en festival ou en salle, alors que Seeds In The River se montre bien plus diversifié, troquant volontiers les riffs furieux pour des refrains bien plus doux, tout en passant par du groove brut pour finalement cesser de manière inattendue.
Sylosis a toujours assumé son mélange hétérogène, passant sans mal du Metalcore au Thrash en passant par le Heavy pour construire son propre style, qui prend maintenant vie de manière très intense sur The New Flesh. Sensations garanties !
85/100