
La cloche a sonné pour Toward The Throne.
Plus de quatre ans après leur premier album, le groupe venu du Grand Est composé de Gauthier « Unna » Ressel (basse/chant), Julien Boguet (batterie), Jérémy Binsinger (guitare) et Fabrice Zuchowicz (guitare) reviennent pour leur deuxième opus, Midnight.

The Void: Road from Chaos démarre avec des sonorités futuristes puis finalement des violons mélancoliques et claviers qui appellent les parties vocales mystérieuses, et si le mélange tarde à s’embraser, la saturation sonne comme une véritable délivrance lorsqu’elle frappe une première, mais surtout une deuxième fois. La composition pose les bases pour permettre à Midnight, titre éponyme, de s’offrir également une longue introduction avant de déverser ses tonalités imposantes via des riffs rapides, revenant à l’approche saccadée lorsque les parties vocales se joignent à la charge, provoquant des moments d’intensité rares lorsque les harmoniques interviennent aussi. Nouveau moment de flottement avec le sample introductif de 7HATE, mais le morceau s’illustre le mieux dans la lourdeur, associant palm-mutes et touches dissonantes, donnant une dimension théâtrale à ce morceau que l’on peut presque qualifier de grandiose, mais qui sait tout de même revenir à la violence lorsque c’est nécessaire. L’atmosphère accrocheuse perdure jusqu’à ce qu’A Poisonous Flower in the Desert ne nous offre un véritable moment de flottement avec ses notes acoustiques qui deviennent de plus en plus mystérieuses jusqu’à cette éruption qui capte à son tour notre attention, nous faisant renouer avec une violence majestueuse et parfois même oppressante mais qui nous autorise tout de même à respirer. Constat similaire pour Caught Between Breaths qui débute en nous berçant avec douceur, mais qui explose et se la troque au profit de sons imposants et même de tonalités robotiques plus étranges ou d’un groove entêtant sur lequel fleurit le solo avant de repartir vers Malice in Veins, titre le plus contrasté qui n’hésite pas à faire appel à une violence dévastatrice tout comme à des passages bien plus épurés. Le son s’efface peu à peu pour rallier Forge Ahead qui est le parfait compromis entre la rage et les tonalités symphoniques exacerbées, comprenant des leads travaillés qui nous dirigent vers le dernier instant fédérateur avant Noir, sample final qui s’assombrit de seconde en seconde, puis qui nous laisse avec cette mélodie inquiétante, mettant fin à l’album.
Si Toward The Throne m’avait fait forte impression avec son précédent opus, on peut dire que le groupe n’a pas eu peur du changement avec Midnight. La violence demeure au sein de certains morceaux, mais les expérimentations sont légions !
80/100
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