Review 3150 : Vreid – The Skies Turn Black

L’avenir est sombre selon Vreid.

Avec ce nouvel album, The Skies Turn Black, le groupe mené par Sture Dingsøyr (guitare/chant), Hváll (basse) et Steingrim (batterie) et Strom (guitare, Mistur) et né des cendres de Windir, signe chez Indie Recordings.

L’album débute dans la mélancolie avec From These Woods, une longue composition aux sonorités épiques d’abord assez calmes puis beaucoup plus virulentes, accueillant les parties vocales toutes aussi féroces. Les mélodies rendent le mélange enivrant sans l’adoucir, lui conférant cette touche majestueuse même dans les passages aériens avant une accélération finale qui mène à The Skies Turn Black titre éponyme plus abrasif ou le chant clair et les leads permet de créer un contraste intéressant. L’agressivité pure revient avec A Second Death, composition à la limite du Black/Thrash assez bien rythmée qui permet de secouer frénétiquement le crâne tout en profitant de pauses bien méritées pour hurler à l’unisson avant de retrouver Kraken. Utilisé comme bande-son pour le film du même nom, le morceau est assez court, mais entièrement instrumental, plus lent et plus lancinant pour instaurer une atmosphère pesante avant de passer à Loving The Dead ou l’on retrouve la voix d’Agnete Kjølsrud (Djerv) qui vient donner une teinte obsédante à cette longue composition aux claviers très présents. Les riffs sont tout de même présents au début, mais surtout à la fin lorsque l’invitée hurle pour intensifier l’ensemble avant que Build & Destroy ne lui emboîte le pas, retrouvant les parties vocales sombres de Sture et ses choeurs angoissants qui dansent entre les harmoniques. Les derniers instants sont particulièrement agressifs, mais le groupe nous accorde un moment de répit avec l’introduction de Chaos, mais une fois de plus l’ambiance change lorsque le morceau s’embrase, devenant un enfer de saturation et de dissonance renforcé par les claviers majestueux. Flammen apporte une dimension plus martiale et même Old School à ses riffs qui restent très accrocheurs, mais les quelques parties de chant clair viendront nuancer la froideur avant que ??Smile Of Hate ne prenne le relai pour nous imposer sa violence rythmée, notamment par un refrain fédérateur. L’accalmie ne viendra pas avant Echoes Of Life qui propose riffs et chant clairs, base assez douce cette pointe de claviers entêtante avant de finalement accélérer un peu pour nous mener à The Earth Rumbles, dernier titre ou l’on retrouve ce dynamisme propre au groupe enveloppé dans des nappes plus lumineuses, mais aussi des leads entêtants au possible qui finiront par nous laisser avec quelques choeurs rejoindre la fin de l’album.

Bien que Vreid nous ait fait attendre pour ce dixième album, The Skies Turn Black est tout ce qu’il y a de plus fidèle à leurs racines. On y retrouve la rage, la ferveur, l’énergie, mais aussi toute la beauté des compositions que l’on attendait.

95/100

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