Review 3154 : Necrofier – Transcend into Oblivion

Necrofier est encore plus ambitieux.

Trois ans après son dernier album, le groupe mené par Christian Larson (guitare/chant, Night Cobra, And Darkness and Decay, Terror Corpse), Mat Aleman (basse, Terror Corpse, ex-Malignant Altar, ex-Oceans of Slumber), Dobber Beverly (batterie, Oceans of Slumber, Terror Corpse, ex-Insect Warfare, ex-Malignant Altar) et Semir Özerkan (guitare, Oceans of Slumber, Terror Corpse, Nevermore…) change de logo, et signe chez Metal Blade Records pour son troisième album, Transcend into Oblivion.

L’album débute avec Fires Of The Apocalypse, Light My Path I, première composition d’une série de trois qui nous transporte immédiatement dans les ténèbres ou le vocaliste rugit, accompagnant une instrumentale agressive et imposante, reposant parfois sur des claviers pour devenir encore plus massive. Un violon nous mène vers Fires of the Apocalypse, Light My Path II, suite directe qui joue sur des accélérations pour apporter une base parfaite aux leads perçants tout en restant étouffante, plaçant même quelques choeurs pour lui donner une touche mystique et mystérieuse. On retrouve une approche Old School encore plus furieuse sur Fires Of The Apocalypse, Light My Path III, composition glaciale ou les cris semblent encore plus angoissants, fonctionnant à merveille avec le son sombre qui s’arrête cependant pour faire place à Behold, The Birth Of Ascension, titre instrumental assez lumineux qui va à son tour s’enfoncer dans les ténèbres. Les samples sonnent la fin de la pause, atteignant Servants of Darkness, Guide My Way I, nouvelle trilogie entre agressivité et ambiance horrifique entre riffs sauvages et éléments plus aériens et pesants qui nous happent sans mal, et ne nous autorisent à respirer qu’en passant à Servants Of Darkness, Guide My Way II pour renouer avec la férocité à vive allure. On notera ce passage plus lent aux leads transcendants avant l’assaut final, puis c’est dans une douceur presque rassurante que nous atteignons Servants Of Darkness, Guide My Way III, titre aux sonorités lentes, lancinantes et entêtantes qui nous offre tout de même une batterie explosive pour contrebalancer son approche monolithique. Mystical Creation of Enlightenment nous permet de reprendre à nouveau notre souffle avec une mélodie planante et minimaliste accompagnée de murmures, puis la violence refait surface sur Horns of Destruction, Lift My Blade I, nouvelle déferlante ou la noirceur est une fois encore au coeur du son. Le titre est cependant assez court, et laisse place aux tonalités mystiques de Horns of Destruction, Lift My Blade II qui prend immédiatement le relai et nous expose ses torrents de riffs tout aussi dévastateurs les uns que les autres, finissant à nouveau par revenir à l’angoisse avant de passer à Horns of Destruction, Lift My Blade III ou la rythmique accélère jusqu’à atteindre son rythme de croisière, se mêlant aux samples théâtraux pendant que le vocaliste hurle. La froideur épique du morceau sera finalement remplacée par une touche plus légère faite de piano, puis par Toward the Necrofier, longue outro qui se complaît dans l’angoisse et propose des tonalités presque ritualistiques où percussions et incantations se mêlent une dernière fois.

Transcend into Oblivion dure à peine moins d’une heure, mais l’album nous transporte dans une véritable aventure entre violence, noirceur et éléments mystiques. Necrofier nous fait vivre ici une épopée à la hauteur de ses ambitions.

90/100

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